GRISAILLE

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Ça, c’est ce que je vois de la fenêtre …

Gris sur gris, mind ça tombe bien, aujourd’hui, j’ai enfilé des vêtements gris. Assortis au temps qu’il fait. Je suis sortie, j’ai fait démarrer la R5 vintage (si elle reste une journée au repos, c’est le repos éternel) et suis rentrée, un vent glacé me pinçait le nez (et les guibolles aussi). Bon, ok, j’irai pas batifoler dans la colline ! Passé l’effet douche froide, si je n’embraye pas sur les idées grises qui pointent le bout de leur nez, qu’est-ce qui est présent ici, dans cet espace vide nommé « moi » ? Le cœur bat, les poumons respirent, le sang circule, les jambes marchent, les sens fonctionnent, tout va bien ! S’il n’y a pas de jugement, que c’était mieux hier, que c’est un temps de merde, que les gens font grise mine, etc. TOUT VA BIEN. Je suis vivante, et ça, c’est inestimable ! Il y a de la place pour toutes sortes d’expériences… quelque chose est là, inébranlable, intouché, quelle que soit l’ambiance.

L’attention se pose, ici ou là, légère comme une plume… les nuages passent…

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NAÎTRE

Archange-Gabriel

Comment se fait-il que naître sur Terre soit si effrayant ? Sommes-nous donc devenus si étrangers à la Vie pour que ce passage soit à ce point marqué d’interdits et de peurs ? Pourquoi tant de jeunes parents se précipitent-ils à l’hôpital le plus proche et remettent leurs vies entre les mains de médecins, débordés, aussi effrayés qu’eux, sinon plus ? Alors qu’ils sont en parfaite sécurité chez eux, dans le nid où ils ont conçu leur enfant, dans l’intimité de leur amour ? Toutes ces questions me viennent parce que j’ai moi-même traversé cela trois fois, en donnant naissance à mes enfants, la dernière à la maison sans aide médicale, et je comprends leur situation pour l’avoir vécue. 

Entendons-nous bien, je ne prône pas le retour à l’accouchement sauvage, ni ne suis une inconditionnelle de la naissance à domicile. Je souhaite juste témoigner de ce qu’il m’a été donné de vivre dimanche dernier. Si vous le voulez bien, je vais partager avec vous quelque chose de sacré, l’arrivée d’une âme dans un corps de chair et sa mise au monde. Ce qui est profondément humain est profondément spirituel. C’est de cela que je vais vous parler et rendre hommage aux merveilleux êtres qui ont eu ce courage extraordinaire d’affronter leurs peurs et de les dépasser. Ce sont des pionniers. Ils ouvrent la voie à ceux qui viennent.

Il me semble que tout l’équilibre repose sur la capacité de chacun à assumer pleinement son rôle. Le mien a été d’être là au bon moment, de transmettre, de rassurer, de soutenir. Je les remercie de m’avoir fait confiance et permis de vivre cela avec eux. En fait, ma présence auprès d’eux n’était pas prévue au programme, ils s’étaient préparés à être autonomes.

Bien avant et tout au long de la grossesse, nous avons beaucoup partagé en profonde amitié, et je les avais assurés qu’en cas de besoin, ils pouvaient m’appeler à toute heure du jour ou de la nuit. Donc je n’ai pas été surprise d’apprendre que le travail avait commencé la veille au soir. Ils me disaient avoir besoin de baume du tigre pour soulager le dos de la maman. Je suis allée leur porter et j’ai tout de suite pris conscience de ce qu’il convenait de faire. 

Les paroles justes, les gestes justes, tout a pris place dans la confiance et l’amour. La Grande Mère veillait sur eux, je n’avais qu’à me laisser guider, être à l’écoute, laisser œuvrer notre sagesse naturelle, aider à lever les dernières résistances, apaiser les doutes, ouvrir le passage à ce petit corps. Tout en ayant conscience que nous étions tous quatre sur le fil du rasoir. Ne pas laisser la peur, les émotions prendre les rênes, les accueillir et les laisser se fondre dans l’amour. Nous étions accompagnés, entre le ciel et la terre, une porte était ouverte.

Ce qui effraye tant, c’est l’intensité. On ne lutte pas contre un océan en furie. La peur de souffrir, l’urgence de transmuter la douleur en plaçant notre attention dans la sensation physique, rien que là, lever les étiquettes mentales, ne pas qualifier, juste ressentir et être avec cette intensité gigantesque qui est là, dans les reins, dans le ventre, se laisser emporter, ne pas résister. C’est résister qui fait souffrir. Et la douleur apprivoisée se transforme alors en extase. La mère traverse une intiation majeure, le père aussi. D’instinct, il protège, il s’offre à sa compagne, tel un rocher sur lequel s’appuyer. Il affronte avec elle ses démons intérieurs, sa fureur contre des générations d’hommes qui ont asservi et privé les femmes de leur puissance créatrice, et les ont condamnées à enfanter dans la douleur depuis si longtemps que c’est passé pour une vérité dans la conscience collective. 

La colère ancestrale des femmes, castrées de leur puissance instinctive, réduites à une forme d’esclavage sexuel est contactée au passage, car toute femme doit l’affronter un jour ou l’autre pour s’en libérer, pardonner et retrouver la puissante déesse qu’elle est. Coupée de ses instincts naturels, elle s’en remet à son mental, bien incapable de gérer une telle situation et c’est la panique à bord… 

La malédiction du « Tu enfanteras dans la douleur » n’aurait-elle pas été inventée par les hommes pour justifier leur propre incapacité à aimer les femmes dans leur puissance créatrice divine et donc leur propre féminité à eux ? Et toute femme qui enfante rencontre ces démons générés par la peur, l’égoïsme masculin et son propre déni de sa divinité. Pas étonnant que le système patriarcal se soit approprié le droit de contrôler les naissances ! 

Quand la petite tête chevelue apparaît, une dernière vague amène ce petit corps dans l’eau jusqu’au rivage. Tremblants, émerveillés, nous contemplons ce miracle de la Vie… gratitude infinie… ouf ! ils ont traversé, ensemble, sains et saufs… instant de grâce où tout s’efface, ne demeure que la Joie d’être en vie, rires et larmes mêlés.

Unité retrouvée…

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Partage du dimanche

Avec quelques ami(e)s, nous nous retrouvons parfois et nous exerçons à « voir », à laisser s’exprimer notre vision intérieure. Voici un extrait de la dernière séance. Rien n’est à prendre comme une vérité absolue, c’est un exercice ! Je suis juste heureuse de partager ces informations avec toi, avec vous, et encore une fois, cela confirme qu’on ne voit bien qu’avec le cœur. Tout est vivant !

Christelle : Ce que je vois c’est un grand, grand cristal, énorme. Un cristal transparent posé au milieu, au milieu de nulle part. Je vois pas ce qu’il y a autour. Un peu comme un brouillard autour, de la fumée, comme un brouillard. C’est en fait, je dirais, un plan, quelque chose qui est en connexion avec les cristaux physiques, mais c’est plus un lieu de rendez-vous, le lieu d’où sont originaires les êtres qui habitent les corps de cristal. Ce qu’on voit, leur corps physique, c’est comme une enveloppe, de la même manière que nous habitons des corps physiques, mais eux, ont aussi la capacité de changer, pas obligés de rester tout le temps dans cette enveloppe. Mais, là où ils peuvent se retrouver, en fait, c’est même mieux que ça, c’est comme un esprit qui peut s’incarner dans différentes facettes. Différentes facettes de cet esprit habitent différents cristaux. Ils peuvent choisir de les habiter un temps, et ils peuvent aussi en changer, c’est beaucoup plus souple que chez nous, en fait. Chez nous, quand l’âme s’incarne, c’est pour une durée de temps, on ne peut pas changer de corps comme ça aussi facilement. Ce que je perçois aussi, c’est un peu comme un gros ordinateur, c’est l’image qui me vient, qui peut centraliser plein une énorme banque de données. C’est pour ça qu’ils peuvent communiquer aussi aisément entre eux, en fait, c’est un seul esprit qui les anime. C’est pas 36 esprits, c’est un esprit, c’est l’esprit qui a cette fonction dans l’univers, qui centralise toutes les informations, c’est pas mental, ils peuvent pas trop expliquer, mais ils stockent. Ils stockent des données et peuvent comprendre les choses de cette manière, en voyant les interactions qu’il y a entre tout. Je demande à voir si on peut avoir accès à ces informations. Il y a une protection de données, il faut un code pour entrer, on a rien inventé avec les ordinateurs. Une super intelligence qui est là disponible, une des sécurités, c’est que ça ne peut servir qu’au plus grand bien. Certains ont essayé, ils ont eu un accès limité. Protection de données. Tout à fait disposés à communiquer ce qui est bon pour nous. Je pressens que pendant la nuit, notamment, on peut se connecter à ça et avoir des informations. Si on a des questions particulières, ils sont tout à fait ouverts à partager leurs secrets, les informations. Si ce n’est pas par simple curiosité.

N. : Si quelque chose peut être dit au sujet des cristaux qui sont dans le corps humain, notamment par rapport au fait d’émaner des énergies…

IMG_3474Chris : Avant même que tu poses la question, c’était déjà répondu. Ce qui m’a été montré c’est qu’à l’intérieur de nos corps à tous, il y a une structure cristalline, et dans chaque cellule, comme s’il y avait un petit cristal qui est en résonance avec ça. Si c’est réveillé, ça communique, et c’est ça qui maintient la cohérence, c’est cette intelligence qui passe dans ces structures pour maintenir la cohésion, la cohérence physique. Et je pressens aussi que ce n’est pas que dans le physique dense, tous nos corps subtils sont reliés aussi, en résonance avec ça.

N. : je perçois aussi que le cristal, comme il est organisé, cohérent, est proche aussi de l’Intelligence, eh bien, c’est par ce biais là que ça maintient l’harmonie, la cohérence. 

Chris : et c’est pour ça, que quand le système devient incohérent, il y a des maladies, cancers, dégénérescence etc. la communication est rompue. Il n’y a plus la cohérence de base.

Ça maintient la structure organisée, ce qui fait qu’un corps humain n’est pas un corps de chat, pas un corps de pierre non plus. Ils sont responsables de l’information, tout ça c’est un système informatique, donc, on me montre la connexion avec les ordinateurs, qui ont aussi des cristaux dans leurs circuits, comme si ça avait été communiqué aux humains, pas un plagiat, mais en s’inspirant de ces structures-là. 

N. : je perçois que c’est comme une première approche pour œuvrer avec les cristaux, mais adaptée à une conscience humaine et industrielle, mais en attendant mieux, parce que cette technologie n’est pas adaptée du tout, en attendant que les humains retrouvent leurs facultés d’œuvrer avec les cristaux, de leur demander d’enregistrer certaines choses, d’apprendre à véritablement œuvrer avec les cristaux dans l’amour. 

Chris : la structure cristalline est ce qu’il y a de plus abouti dans le minéral. En fait, ce qui m’est montré là, c’est que c’est beaucoup plus proche de l’eau que de la pierre. Parce que la pierre, c’est la terre. Là, c’est comme si l’eau était cristallisée, rendue cohérente, en même temps, figée, mais dans la structure subtile, ça reste très fluide, c’est pas figé. Y’a une cohérence, mais dans la fluidité. Ils ne sont pas interchangeables, enfin, comment dire, ce grand esprit qui régit tout ça, peut habiter différentes structures cristallines dans le physique, il peut aussi s’en retirer.

Alors, est-ce qu’il y a quelque choses d’équivalent à la mort ? Non, la structure est là, ils peuvent s’en servir, ça meurt pas, ils peuvent quitter l’enveloppe temporairement, la ré-habiter, c’est libre. Il faut vraiment qu’ils aient beaucoup souffert pour qu’ils s’en servent plus, de ceux-là, comme s’ils étaient plus bons.

Alors, là, ils me montrent aussi une grande caverne remplie de cristaux, des quartz, magnifiques, on dirait des géodes géantes, gigantesques. 

N. : on me montre, comme s’ils pouvaient s’ouvrir, et qu’on pouvait entrer et être en contact avec tous les êtres qui sont à l’intérieur. Comme si la pierre pouvait se mouvoir et s’ouvrir ou se fermer, comme dans la caverne d’Ali Baba. 

Chris : Il faut un sésame, un code d’accès. C’est tout un monde. Gardiens d’intégrité. C’est pour ça que beaucoup se sont révélés et que ça entre dans le quotidien des gens. Pendant longtemps, c’est resté au creux de la Terre, protégé. C’est comme si le fait qu’ils soient présents parmi nous, ça nous ré-informait. C’est à double sens, pas à sens unique, ils ont aussi besoin des humains, de la conscience humaine, pour grandir, pour échanger, parce que, comme toute information, si elle ne circule pas, c’est mort. C’est beau, hein ?

A. : j’ai demandé à partager, dans la continuité de ce que tu dis, un petit cadeau que m’ont fait les pierres il y a pas longtemps. C’est comme si elle m’avait fait faire un voyage, pas une vision. En fait, ce qui s’est passé : à la maison, il y a une aragonite, avec des pointes, un peu beige, et tiens, je sens de rentrer en lien avec elle, je l’avais jamais encore connectée, cette pierre. Et donc, je la prends dans ma main, et j’essaie d’entrer en communication avec elle. Elle me dit : on peut être présentes dans ce qu’on est. Je dis ok. On reste comme ça, et je vois simplement l’être qu’elle est, elle se révèle dans sa présence, dans l’être. Et là, je dis waouh, quel bel être est dans mes mains ! Avec les humains, on se dit nos noms et on a l’impression de se connaître… je me dis que si on faisait connaissance comme ça avec les gens, je les connaîtrais tellement plus que par rapport à ce qu’ils ont vécu, leurs croyances etc. c’était vraiment beau et je sentais que ça me mettait dans une dimension de respect et de confiance pour la pierre, pour l’être. Après, je ferme les yeux et je reste comme ça, et j’ai des images, des sensations, sous la terre, des stalagtites, tout ce monde en profondeur qui est présent, dans le silence, et j’ai l’impression de sentir la fraîcheur qui est présente dans ces endroits et après on sort, et après on se retrouve dans la forêt, les pierres, une légère mousse, qui s’est déposée sur elles, et après, je me retrouve sur la plage avec les galets, et je sentais les galets sous mes pieds et l’eau de la mer et les galets qui eux, sont très polis et froids en même temps, et je me dis, mais oui, les pierres aussi, puis dans une grotte, avec des humains qui prenaient des pierres, avec des outils pour les enlever, et tout ça dans un non-jugement, et puis après, je voyais ces mêmes pierres à Cristalain, qui se retrouvaient dans la boutique, et puis y’en a un qui passe et voilà… après, je voyais une pierre qui était taillée très très finement pour faire un bijou, une boucle d’oreille, la pierre complètement chamboulée parce qu’elle était taillée, mais pas dans le jugement, c’est bien, c’est mal, juste un constat, et puis après la pierre se retrouve sur une boucle d’oreille, mise par une dame, qui fait tomber sa boucle d’oreille, elle se retrouve par terre, dans la rue, quelqu’un marche dessus, et tout ça, c’est balayé. J’avais l’image de toutes ces pierres partout dans le monde, tiens, les pierres qui sont arrivées chez nous, on leur parle et comme si, pour elles, il y avait comme une voie possible, comme, tiens, on peut être entendues, l’image de N., qui leur fait des bisous, envie de jouer, et qu’elles se sentent plus entendues, tiens, une ouverture. Tout le voyage s’est passé comme ça, et on me montrait que c’était vraiment des êtres, je pouvais pas dire « c’est ma pierre, c’est ta pierre ». Ça m’a ramenée dans un espace, tellement fort, de respect de la vie, je voyais la plante qu’on m’a offerte, je pouvais pas dire : c’est ma plante qu’on a ramenée du magasin. Ça changeait vraiment tout et j’avais envie de vous partager ce voyage. Et après, ça me ramenait à l’humilité, je voyais : ben oui, je connaissais pas les pierres, au magasin, je les trouvais belles, mais je ne les connaissais pas, par rapport à cette présence, à cette profondeur. Ce « quelque chose », d’avoir conscience qu’elles viennent d’un lieu en pleine nature et elles se retrouvent chez nous. Tout le chemin que la pierre fait, et il y en a plein dehors, on peut simplement en prendre conscience et après, j’étais tellement connectée à une profondeur au fin fond de ma propre grotte intérieure. 

Je trouve que c’est une belle histoire à raconter.

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SOLSTICE DIVERS

Il est là, par terre, devant le magasin « Arcadie », produits bio. Un chien blanc crème et un autre noir, plus grand à ses côtés, avec leur gamelle de croquettes et de l’eau, sur une vieille couverture. Il lit. Un vieux livre de poche jauni. Sur un bout de carton posé devant lui  : « À manger svp, du travail, merci. » Je pose les courses sur la banquette arrière. Je me sens émue, au bord des larmes. Tant de misère, alors que juste à côté, les rayons croulent sous les marchandises. C’est l’histoire du  poisson qui meurt à deux centimètres de l’océan… Bon, je peux pas l’ignorer. Je regarde dans mon porte-monnaie, deux billets de dix euros tout neufs. Ok, il y en a un pour lui. Je m’approche. M’accroupis devant lui. 

-« Bonjour » Il lève la tête, son regard bleu ciel rencontre le mien. 

-« Bonjour ». Il a l’air un peu étonné, d’habitude, les gens mettent juste une pièce dans la timbale, sans rien dire. 

-« De quoi avez-vous besoin ? » 

-« Besoin ? »

Ma question l’étonne, peut-être ne comprend-il pas ? Je passe à l’anglais. 

-« What do you need ? »

Il ouvre les bras, comme pour dire « Ben, tu vois, j’ai rien ! » Dans son regard, je lis : aime-moi, maman ! Je lui souris.

-« Some money ? » 

Sourire. Je lui glisse le billet dans la main. Il a l’air surpris et heureux. 

-« Merci »

-« Be happy ! » (Mais qu’est-ce qui me prend de lui dire ça ?)

-« Not in this world, with such a government. »

-« So, maybe in a better world. »

-« Yes, perhaps. »

Le chien noir « Negro » vient me caresser. Un instant partagé, parfait.

-« You have two beautiful companions. We can be happy anywhere, you see. »

Sur ce, je remonte dans la R5 hors d’âge (vintage, dirait ma fille) qui me tient lieu de véhicule. Je fais une pause, je me sens heureuse, légère. Yes ! J’ai permis à la vie de circuler et je me sens meilleure, tout à coup ! Grâce à ce frère placé sur mon chemin, reflet de mon propre SDF et clochpif intérieur. 10€ la consult, c’est donné. On s’est soignés mutuellement. Je ne possède pas plus que lui, et pourtant, je ne manque de rien. J’ai juste vu en lui le reflet de ce qui en moi se croit abandonné de Dieu, ce qui a oublié qu’il est le fils de la Vie, infinie et surabondante. Il l’a tellement oublié qu’il mendie les miettes que les autres veulent bien lui laisser. Se croit-il donc si indigne ? Qu’a-t-il fait pour se punir ainsi, de quoi se croit-il coupable ? Comment je me coupe de l’infinie prodigalité de la Vie ?

Comment, par quel tour de passe-passe pouvons-nous croire un instant que nous sommes moins que ce que nous sommes, c’est-à-dire la totalité de la Vie ?

Amnésie ou hypnose collective ? Les deux…

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DOUCEUR DU SOIR

J’ai couru là-haut sur la colline, j’ai dansé avec les cyprès, ivre d’air pur, de soleil et de lumière, j’ai célébré la vie présente et vibrante dans le silence et la beauté environnante, j’ai rendu grâce pour cet instant parfait, en phase avec le vivant et maintenant, je goûte cet instant de calme présence, seule et complète, paisible et joyeuse.

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LE BAISER DU DIABLE

Une religion qui inspire la haine et la violence mérite-t-elle encore le nom de religion ? Et un livre qui incite à « tuer tous les infidèles » pour gagner le paradis peut-il être qualifié de « sacré » ? L’Histoire est pleine de crimes commis au nom d’un dieu sanguinaire.

Symboliquement, le diable est né du mental humain qui divise,  juge et fait quitter l’unité et entrer en dualité. Est-ce pur hasard si le groupe de rock qui se produisait ce soir-là au Bataclan jouait précisément « the kiss of the devil » (le baiser du diable) ? Et ce, précisément un vendredi 13 ? Jour fatidique car placé sous le signe de l’arcane sans nom, croyance nourrie depuis des lustres. 13/11/15 : l’arcane sans nom, la Force, le Diable. IMG_3409

Une nation en état de choc, sidérée. Pourquoi nous ? Loi d’action-réaction, direz-vous. Résultat de choix plus ou moins téléguidés par des engeances qui se nourrissent des émotions fortes émises par les humains et qui ont intérêt à perpétuer les guerres. 

Comment voir ces évènements dans une perspective plus large et sortir de l’émotionnel, comment les intégrer pour grandir en amour ? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : aimer ses ennemis au point de les désarmer. Voir le kamikaze en soi, voir le fanatique prêt à tuer au nom de son idéal là, dans ma tête et dans mon corps, celui qui n’hésite pas à tuer son voisin parce qu’il porte des vêtements différents et n’obéit pas au même dieu. Soit dit en passant, quel dieu peut-il exiger de tels sacrifices ? Certes pas un dieu d’amour. Et je mets dans le même panier les Jehovah, Allah, Yaweh etc. qui asservissent l’humanité depuis des siècles et lui volent sa liberté. 

À la poubelle, les faux dieux et les fausses croyances ! 

NOUS SOMMES TOUS FRÈRES NÉS LIBRES ET ÉGAUX

Voici une video qui illustre comment se libérer des croyances erronées :

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ÉPHÉMÈRE

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Caméléon ?

« Il a connu tant de malheurs dans sa vie qu’il trouve la fiction plus douce que la réalité. » Cette phrase entendue dans une série canadienne m’a permis de voir à l’œuvre un des rouages les plus fréquents de notre mental : sa capacité à esquiver. Étant donné que sa seule raison d’être est de préserver ce que nous prenons pour notre identité, obesity tous les moyens sont bons. Même celui qui consiste à changer d’aspect selon les circonstances, see comme le caméléon. Et si tous nos désordres mentaux n’étaient en fait que des tentatives en vue d’assurer la survie du corps physique ?

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Jouer

Et si nous jouions ?

Quelle différence y a-t-il entre un jeune enfant et un adulte ? Hormis la taille et le poids, advice et quelques détails anatomiques, physiotherapy bien sûr. L’enfant joue. L’adulte se prend au sérieux, plague il est souvent fort occupé à travailler, à gagner sa vie. Bon, je vous l’accorde, beaucoup d’enfants deviennent très vite des mini-adultes bien formatés. Certains résistent à l’éducation et gardent cette tendance naturelle. D’ailleurs, ce sont souvent ceux qui continuent à jouer qui réussissent le mieux, devenus grands. Ils jouent au ballon, à la balle de tennis ou au golf, au cinéma, au piano, au chanteur, au docteur, au président, aux cartes, au loto, au tiercé ou à la bourse. Ils en font un métier, voire une passion. Pour arriver à ce stade, ils doivent s’entraîner, devenir les meilleurs dans leur domaine, entrer en compétition, gagner. 

L’enfant joue pour le plaisir de jouer, parce qu’il est heureux de faire des expériences, d’inventer de nouvelles choses. Pas pour en tirer profit. L’adulte répète les mêmes scénarios en échange d’un salaire. Cinquante ans après, il n’est pas rare de voir un chanteur pathétique qui présente la même chanson, usée jusqu’à la corde (et lui aussi). Quelle créativité y a-t-il dans ce système qui récompense ses idoles ?

Nos héros populaires sont des joueurs qui ont réussi à supplanter les autres, à prouver leur supériorité dans leur domaine (selon quels critères ?) et, en retour, ils bénéficient d’une notoriété éphémère assortie de gains substantiels. Sont-ils heureux ? Sous les feux de la rampe, ils en donnent l’impression, ils se mettent en scène habilement. En coulisses, bien souvent ils ont recours à des adjuvants pour les aider à jouer leur rôle : addictions et dérives en tous genres. Les jeux du cirque sont cruels. Il faut tenir le devant de la scène coûte que coûte ! Toute faiblesse est punie de représailles. Certains parviennent malgré tout à garder un fragile équilibre. La plupart s’identifient totalement à leur personnage qui finit par investir leur vie privée. À ce jeu, qui gagne perd son âme. 

Alors, quelle est la nature du jeu des petits enfants ? Quand nous avons la chance de pouvoir en observer un qui n’a pas encore acquis la conscience d’être séparé du Tout, nous le voyons très concentré, absorbé par ce qu’il fait, il est tour à tour le guerrier invincible, la princesse à délivrer, l’explorateur infatigable. Il déploie une énergie colossale pour ce petit corps. Tout à sa joie de créer, il oublie ses limites. Je me souviens d’une anecdote : un enfant tombé d’une fenêtre retrouvé indemne sur la pelouse, gazouillant comme si de rien n’était. 

Jouer, jouir, enjoyer, ces mots auraient-ils une origine commune à celle de « yoga » ? Souvent traduit par « union », ce mot évoque pour moi l’expression de notre état naturel, d’être un avec toutes choses, non-divisé. Une évidence paisible d’être à sa place.

Ce pourrait être une clé pour comprendre ces paroles attribuées à Jésus : « Si vous redevenez comme des petits enfants, vous pourrez entrer dans le Royaume des Cieux qui est en vous ». 

Le Sage est celui qui n’oublie pas que la vie est un jeu et choisit 038895-000_geophilippinen_05-1443494886083d’y participer.

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Danser

IMG_3305« L’ego est tout petit face à la majestueuse danse de la Vie ». Ces paroles pleines  de sagesse d’une amie m’invitent à observer où je me place : au niveau de la petitesse de l’ego ou bien de la majesté de la Vie ? Comment pouvons-nous croire un seul instant être enfermé dans un corps et n’être que cela ? Admettons que c’est le cas. Qu’allons-nous éprouver alors ? Sachant que nous sommes nés et qu’après un certain temps, somnology variable et imprévisible, capsule nous disparaîtrons, nous allons vivre désormais la peur au ventre. Nous sommes persuadés que nous sommes ce corps périssable et soumis aux aléas, sans espoir de connaître une autre réalité. À quoi bon se démener ? Ça ne sert à rien puisque l’issue est inéluctable.

Pouvons-nous envisager une autre éventualité ? Y aurait-il une autre perspective ? Lors d’une expérience de mort imminente, j’ai compris que je restais consciente, même lorsque mon corps ne répondait plus et ne « faisait » plus rien. Ce que je suis ne dépend pas du fait de disposer d’un corps physique humain pour s’exprimer. Donc, puis-je faire un pas de plus et émettre l’hypothèse que ce que je suis a toujours existé et existera toujours, que cela n’a ni début ni fin ? Pourquoi pas.

Si nous n’en avons pas l’expérience directe, nous pourrions l’imaginer et, comme nous le faisions quand nous étions enfants, jouer à « faire comme si ». Nous pourrions faire comme si nous étions éternels, infinis, immenses, puissants… Ainsi, nous renversons la croyance d’être petits et impuissants, mortels et ignorants, jamais assez bien ni assez évolués, et qu’il faut travailler dur pour s’améliorer. Que ferions-nous si nous étions le Roi, la Reine, souverains en leur royaume ? Nous serions libres de décider ce que nous voulons. Nous faisons passer l’information à toutes les cellules de notre corps physique qui s’aligne sur ces nouvelles directives. Une véritable potion magique !

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