ALTÉRITÉ

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ALTÉRITÉ

“L’autre”, lorsqu’il nous devient insupportable, there
nous révèle en fait ce que nous ne voulons ou ne pouvons pas encore voir en nous. Ce que nous avons enfoui, faute de comprendre sa manifestation. Pourquoi ? Notre jugement l’avait exclu de notre champ conscient, nous ne l’avions pas trouvé digne de notre compagnie. Et nous passons notre temps ensuite à coller des étiquettes pour justifier le bien-fondé de cette exclusion, qualificatifs reçus comme des malédictions réductrices : “Schizo”, “homo”, “mytho”, “barjo”, “nympho”, “parano”, “toxico”, tous ces maux dont “l’autre” devient le bouc-émissaire. Cela crée encore et encore de la souffrance et des catégories “infréquentables” et ne sert aucunement la Vie . L’autre, ce prodigieux miroir offert à notre regard, finit par disparaître, privé de notre amour et nous, nous avons juste perdu une belle occasion de nous aimer davantage. Ce sera pour une prochaine fois, peut-être, car la Vie, dans son immense bonté, va nous le représenter jusqu’à ce que nous acceptions avec gratitude ce reflet brisé de nous-mêmes.

Si nous observons ce processus au sein d’un groupe ou d’une famille, nous retrouvons cette tendance exacerbée par la proximité, les liens de sang, les influences génétiques. Très souvent, l’un des membres est le malade désigné qui porte la charge émotionnelle du groupe, le bouc émissaire envoyé au désert, chargé des “péchés” famiiaux. La santé apparente de la cellule est ainsi préservée. Quand celui ou celle qui joue ce rôle cesse de le faire, le reste du groupe essaie de l’y maintenir, parce que le fragile équilibre est rompu. Toute tentative de guérison est en fait sévèrement réprimée car elle met en danger le statu quo de l’ensemble. Il arrive aussi que le malade désigné soit partagé entre son désir de guérison et sa fidélité à la cellule familiale archaïque. Il s’est mis dans la peau de la victime consentante qui, par amour, se sacrifie pour le groupe. Il a cru que cette idée “pour être aimé, je dois me sacrifier” était vraie, et bien sûr, comme toute croyance, celle-ci a tendance à rester, jusqu’à que nous la remettions en question.

Il existe une autre manière de sortir de cet engrenage : que chaque membre accepte d’aimer sa part d’ombre au lieu de la rejeter sur l’autre. Pourquoi ne l’appliquons-nous pas ? Sans doute parce que nous avons peur de changer, de quitter le connu, qui nous tient chaud, même s’il est toxique.

Comment se fait-il que nous soyons tous atteints de ces dysfonctionnements, de façon plus ou moins marquée ? En prenant un corps physique, nous avons tous pour objectif d’être ce que nous sommes, de manifester notre essence dans le monde physique. Notre âme attire à elle les circonstances qui lui permettront de réaliser au mieux cet objectif. En s’incarnant, elle oublie d’où elle vient, ce qu’elle est, et c’est donc un chemin initiatique qu’elle va parcourir, de remémoration (en anglais remember). Elle se “remembre”, reforme le tout qu’elle semble avoir quitté, elle rentre à la maison. Donc, la première blessure est celle de la séparation d’avec le tout. Cette blessure originelle va être interprétée, va se décliner en cinq nuances principales, qui forment les blessures existentielles dont nous héritons, chacun selon ses caractéristiques génétiques :

T = Trahison

R = Rejet

A = Abandon

H = Humiliation

I = Injustice

Ces blessures sont reconnaissables. Une fois démasquées, elles cicatrisent et cessent de nous attirer les situations récurrentes qui servaient à les alimenter. Nous pouvons alors voir nos “ennemis” d’hier comme ceux qui nous ont permis de révéler ces blessures cachées et d’y remédier. Nous ne leur en voulons plus de nous avoir fait subir ce que nous croyions être des mauvais traitements. Ils sont pardonnés comme nous nous pardonnons, car c’est grâce à eux que nous nous sommes retrouvés.

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CONSCIENTISER AVEC AMOUR

Onzième jour sans nourriture solide… Je n’avais aucune idée en tête avant d’entamer ce qui me paraissait être une pause de fin d’hiver. Depuis quelque temps, je ne savais plus quoi manger. J’arrivais au magasin, faisais le tour des rayons et rien ne me faisait envie. C’est venu tout seul, sans effort. Depuis l’âge de vingt ans, ça me prend comme ça, une fois ou deux dans l’année, une cure de raisin ou de « rien ». Cela s’inscrit donc dans une continuité. Il y a deux ans, ça a duré trois semaines et j’ai repris parce que j’avais froid, et comme il ne restait plus beaucoup de graisse, je n’arrivais pas à me réchauffer, malgré les bouillottes. Donc, le bon sens m’a dit qu’il était temps de me réalimenter. J’ai depuis pris conscience que la plupart du temps, je mangeais sans faim, uniquement pour nourrir l’émotionnel ou partager entre amis. C’est l’occasion de se rendre compte à quel point la nourriture peut devenir une forme d’addiction, une dépendance dont on peut guérir par un sevrage. Ce peut aussi être une forme d’autodestruction.

P1050855En vrai, nos aliments sont de la lumière, et il est possible que notre corps physique puisse l’absorber en direct, sans passer par la case « solide ». C’est en tout cas l’expérience qui se vit maintenant ici, dans ce corps. Je ne peux en aucun cas la recommander comme panacée universelle ! Je ne sais pas non plus combien de temps elle se fera, ni si elle est définitive. C’est très agréable, et quel soulagement de ne plus avoir à cuisiner ! Quelle liberté et quel gain de temps, aussi…

Et puis, participer à faire reculer les limites du possible et dépasser de vieilles croyances, cette idée me plaît bien !

SUITE DU FEUILLETON

Quinzième jour sans nourriture solide. Depuis le vendredi 12 février, je n’ai absorbé que de l’eau, et quelques jus de fruits et de carottes. Je n’ai aucune sensation de faim, ni d’appétence à la vue des rayons alimentaires. Au contraire, une sensation de satiété est présente dans la gorge et l’estomac ainsi qu’un bien-être général, et la disparition progressive de symptômes tels que migraines, écoulement nasal, fatigue, raideurs articulaires, troubles intestinaux. J’ai procédé à un lavement. Eh oui, cette pratique ancestrale a bien des vertus et elle n’est pas seulement réservée à nos frères gays… Comme beaucoup de mes contemporains, j’ai les intestins fragiles et « irritables », à cause du blé transgénique notamment, et ce repos leur est salutaire. Je marche et fais des asanas régulièrement, je veille aux signes de refroidissement. Je me sens d’humeur égale et légère, confiante. 

Cette trêve alimentaire me permet de revisiter les mémoires associées à la privation de nourriture, toutes liées à la peur de mourir. En fait, quels sont les véritables besoins de notre corps physique ? De l’eau pure, de l’air pur, de l’exercice, et produire du glucose, des protéines et des lipides. Au bout d’une journée de jeûne, le foie (s’il est en bon état) fabrique tout ce qui est nécessaire. J’ai l’intuition que le corps sait utiliser un autre carburant que les aliments solides. Je lui redonne l’information et le rassure. Il puise alors directement dans le réservoir illimité de la lumière environnante, comme les plantes. Le corps est innocent, docile, quand il se sait aimé. 

Je ne sais toujours pas jusque quand cette aventure se prolongera. Je fais confiance et je me sens en sécurité. TOUT VA BIEN ! 

“Lokah samasta sukhino bhavantu” Que toutes mes pensées, view
paroles et actions contribuent au bien-être de tous.

L’humanité est un corps, une conscience, une âme. Rien n’existe de façon séparée, c’est une illusion d’optique temporaire, un jeu de réflection. Tout ce qui est ignoré dans notre monde intérieur se retrouve un jour ou l’autre sous forme d’évènements dans notre vie. En fait, ce sont toutes les pensées auxquelles nous croyons qui se manifestent et créent notre réalité. D’où l’importance de voir ce qui est vraiment “nous”. Les pensées ne nous appartiennent pas. Aucune pensée n’est ”nôtre”, aussi agréable soit-elle. Prendre parti, c’est perdre un peu de notre souveraineté, de notre entièreté, c’est nous enfermer dans des concepts limités. Le Vivant se moque des concepts. 

Par orgueil, négligence, désespoir ou désœuvrement, nous laissons parfois entrer en nous beaucoup de choses qui se nourrissent de notre énergie vitale. C’est une sorte de transport en commun. D’où l’importance de “faire le ménage” et de ne pas laisser pousser des graines de baobabs qui risquent d’envahir la planète et même de la faire exploser un jour. 

Faire le ménage, c’est apprendre à repérer ce qui ne nous appartient pas, ce qui à terme, risque de nous envahir si nous ne sommes pas vigilants, et à désamorcer les bombes cachées à la cave ou au grenier. Par exemple, si je m’attache à cette pensée erronée (si je regarde bien, ce n’est pas vraiment ce qu’il s’est passé) “ma mère m’a abandonné”, je crée cela dans ma réalité et je vis dans la rancune et le sentiment d’abandon.

Anesthésiés, engourdis dans une fausse sécurité, un faux confort, nous ne voyons plus le danger potentiel et finissons par croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. “Un peuple heureux, rotant tout seul dans sa mangeoire…” dixit ce cher Léo. Alors, la Vie se sert de ce que nous avons négligé pour nous donner un électrochoc, une secousse salutaire pour nous réveiller, nous faire sortir de notre léthargie. 

Attention à ne pas faire d’amalgame, il s’agit d’arrêter de juger, soi, les autres, le monde, et d’être à l’écoute, de discerner avec amour. Exercice périlleux, s’il en est. Toute vie est sacrée et ce n’est pas parce qu’un être semble perdu qu’il faut le con-damner. Que de crimes sont commis chaque jour au nom de la morale et de fausses religions ! 

Il en va de même pour tous les éléments de notre monde intérieur que nous jugeons “mauvais”, impurs ou imparfaits. En quoi un brave cochon serait-il moins “pur” qu’un poulet ou un mouton ? Hein ? Toute vie est sacrée. Et mas-sacrer un animal demeure un acte qui engage notre responsabilité d’humain conscient. C’est un choix. Il importe de voir ce que nous ali-mentons et s’il est bien nécessaire de perpé-tuer autant de souffrances et de violence. 

Les guerres cesseront lorsque les humains cesseront de consommer des animaux. Utopique ? Voire… 

Accepter de croire que nous avons besoin de viande fait partie des arguments utilisés pour nous maintenir en captivité, dans l’ignorance de notre nature véritable. Après quarante années de végétarianisme volontaire, avec quand même à l’occasion, quelques exceptions pour de la volaille, du poisson ou des huîtres, j’ai été amenée cet hiver à me laisser tenter par quelques moules-frites et choucroutes garnies traditionnelles (difficile de renier certaines origines belgo-alsaciennes…) Le point positif, c’est que cela m’a fait sauter une forme d’intolérance, d’interdit que je m’étais imposée. J’ai aussi vu rapidement que je n’en avais nul “besoin” et que le fait de cautionner le massacre d’animaux innocents m’est insupportable.

Mais, trêve de balivernes… ne dit-on pas que la philosophie, si elle n’est pas vécue et incarnée n’est qu’une vaste fumisterie ?

“Lokah samasta sukhino bhavantu” Que toutes mes pensées, paroles et actions contribuent au bien-être de tous.

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REFLETS

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Il y a ce que nous savons être au-delà des apparences changeantes

Et parfois,

dans un regard, reconnaître cet immanent

saisi au vol, volé au temps, nous fait tomber amoureux de ce reflet,

oublieux que ce que nous voyons en l’autre est déjà en nous.

Si les miroirs n’existaient pas, notre apparence fugace

n’existerait-elle que dans le regard de l’autre ?

Sans l’enfant, il n’y a pas de père, ni de mère.

C’est l’enfant, fruit de leur union, qui les fait naître père et mère.

Peut-être qu’en regardant l’autre vraiment, nous nous faisons exister mutuellement.

L’Un retourne à l’Un.

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VIVRE DE LUMIÈRE ET D’EAU PURE

Onzième jour sans nourriture solide… Je n’avais aucune idée en tête avant d’entamer ce qui me paraissait être une pause de fin d’hiver. Depuis quelque temps,  je ne savais plus quoi manger. J’arrivais au magasin, faisais le tour des rayons et rien ne me faisait envie. C’est venu tout seul, sans effort. Depuis l’âge de vingt ans, ça me prend comme ça, une fois ou deux dans l’année, une cure de raisin ou de « rien ». Cela s’inscrit donc dans une continuité. Il y a deux ans, ça a duré trois semaines et j’ai repris parce que j’avais froid, et comme il ne restait plus beaucoup de graisse, je n’arrivais pas à me réchauffer, malgré les bouillottes. Donc, le bon sens m’a dit qu’il était temps de me réalimenter. J’ai depuis pris conscience que la plupart du temps, je mangeais sans faim, uniquement pour nourrir l’émotionnel ou partager entre amis. C’est l’occasion de se rendre compte à quel point la nourriture peut devenir une forme d’addiction, une dépendance dont on peut guérir par un sevrage. Ce peut aussi être une forme d’autodestruction.

P1050855En vrai, nos aliments sont de la lumière, et il est possible que notre corps physique puisse l’absorber en direct, sans passer par la case « solide ». C’est en tout cas l’expérience qui se vit maintenant ici, dans ce corps. Je ne peux en aucun cas la recommander comme panacée universelle ! Je ne sais pas non plus combien de temps elle se fera, ni si elle est définitive. C’est très agréable, et quel soulagement de ne plus avoir à cuisiner ! Quelle liberté et quel gain de temps, aussi…

Et puis, participer à faire reculer les limites du possible et dépasser de vieilles croyances, cette idée me plaît bien !

SUITE DU FEUILLETON

Quinzième jour sans nourriture solide. Depuis le vendredi 12 février, je n’ai absorbé que de l’eau, et quelques jus de fruits et de carottes. Je n’ai aucune sensation de faim, ni d’appétence à la vue des rayons alimentaires. Au contraire, une sensation de satiété est présente dans la gorge et l’estomac ainsi qu’un bien-être général, et la disparition progressive de symptômes tels que migraines, écoulement nasal, fatigue, raideurs articulaires, troubles intestinaux. J’ai procédé à un lavement. Eh oui, cette pratique ancestrale a bien des vertus et elle n’est pas seulement réservée à nos frères gays… Comme beaucoup de mes contemporains, j’ai les intestins fragiles et « irritables », à cause du blé transgénique notamment, et ce repos leur est salutaire. Je marche et fais des asanas régulièrement, je veille aux signes de refroidissement. Je me sens d’humeur égale et légère, confiante. 

Cette trêve alimentaire me permet de revisiter les mémoires associées à la privation de nourriture, toutes liées à la peur de mourir. En fait, quels sont les véritables besoins de notre corps physique ? De l’eau pure, de l’air pur, de l’exercice, et produire du glucose, des protéines et des lipides. Au bout d’une journée de jeûne, le foie (s’il est en bon état) fabrique tout ce qui est nécessaire. J’ai l’intuition que le corps sait utiliser un autre carburant que les aliments solides. Je lui redonne l’information et le rassure. Il puise alors directement dans le réservoir illimité de la lumière environnante, comme les plantes. Le corps est innocent, docile, quand il se sait aimé. 

Je ne sais toujours pas jusque quand cette aventure se prolongera. Je fais confiance et je me sens en sécurité. TOUT VA BIEN ! 

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LIVRES PUBLIÉS

Je viens de procéder à une réédition de mes deux livres : 

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Pour les commander : http://www.thebookedition.com/livres-chrystelle-auteur-20535.html

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ÊTRE

Ce corps ne m’appartient pas,  c’est la Terre qui me le prête.

Ces pensées ne m’appartiennent pas, elles ne font que passer.

Ces émotions ne m’appartiennent pas, elles ne font que traverser.

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Alors que reste-t-il ?
Quelque chose d’indicible, si léger, à peine perceptible…

« Isness » = Ce qui est

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GRISAILLE

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Ça, c’est ce que je vois de la fenêtre …

Gris sur gris, mind ça tombe bien, aujourd’hui, j’ai enfilé des vêtements gris. Assortis au temps qu’il fait. Je suis sortie, j’ai fait démarrer la R5 vintage (si elle reste une journée au repos, c’est le repos éternel) et suis rentrée, un vent glacé me pinçait le nez (et les guibolles aussi). Bon, ok, j’irai pas batifoler dans la colline ! Passé l’effet douche froide, si je n’embraye pas sur les idées grises qui pointent le bout de leur nez, qu’est-ce qui est présent ici, dans cet espace vide nommé « moi » ? Le cœur bat, les poumons respirent, le sang circule, les jambes marchent, les sens fonctionnent, tout va bien ! S’il n’y a pas de jugement, que c’était mieux hier, que c’est un temps de merde, que les gens font grise mine, etc. TOUT VA BIEN. Je suis vivante, et ça, c’est inestimable ! Il y a de la place pour toutes sortes d’expériences… quelque chose est là, inébranlable, intouché, quelle que soit l’ambiance.

L’attention se pose, ici ou là, légère comme une plume… les nuages passent…

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NAÎTRE

Archange-Gabriel

Comment se fait-il que naître sur Terre soit si effrayant ? Sommes-nous donc devenus si étrangers à la Vie pour que ce passage soit à ce point marqué d’interdits et de peurs ? Pourquoi tant de jeunes parents se précipitent-ils à l’hôpital le plus proche et remettent leurs vies entre les mains de médecins, débordés, aussi effrayés qu’eux, sinon plus ? Alors qu’ils sont en parfaite sécurité chez eux, dans le nid où ils ont conçu leur enfant, dans l’intimité de leur amour ? Toutes ces questions me viennent parce que j’ai moi-même traversé cela trois fois, en donnant naissance à mes enfants, la dernière à la maison sans aide médicale, et je comprends leur situation pour l’avoir vécue. 

Entendons-nous bien, je ne prône pas le retour à l’accouchement sauvage, ni ne suis une inconditionnelle de la naissance à domicile. Je souhaite juste témoigner de ce qu’il m’a été donné de vivre dimanche dernier. Si vous le voulez bien, je vais partager avec vous quelque chose de sacré, l’arrivée d’une âme dans un corps de chair et sa mise au monde. Ce qui est profondément humain est profondément spirituel. C’est de cela que je vais vous parler et rendre hommage aux merveilleux êtres qui ont eu ce courage extraordinaire d’affronter leurs peurs et de les dépasser. Ce sont des pionniers. Ils ouvrent la voie à ceux qui viennent.

Il me semble que tout l’équilibre repose sur la capacité de chacun à assumer pleinement son rôle. Le mien a été d’être là au bon moment, de transmettre, de rassurer, de soutenir. Je les remercie de m’avoir fait confiance et permis de vivre cela avec eux. En fait, ma présence auprès d’eux n’était pas prévue au programme, ils s’étaient préparés à être autonomes.

Bien avant et tout au long de la grossesse, nous avons beaucoup partagé en profonde amitié, et je les avais assurés qu’en cas de besoin, ils pouvaient m’appeler à toute heure du jour ou de la nuit. Donc je n’ai pas été surprise d’apprendre que le travail avait commencé la veille au soir. Ils me disaient avoir besoin de baume du tigre pour soulager le dos de la maman. Je suis allée leur porter et j’ai tout de suite pris conscience de ce qu’il convenait de faire. 

Les paroles justes, les gestes justes, tout a pris place dans la confiance et l’amour. La Grande Mère veillait sur eux, je n’avais qu’à me laisser guider, être à l’écoute, laisser œuvrer notre sagesse naturelle, aider à lever les dernières résistances, apaiser les doutes, ouvrir le passage à ce petit corps. Tout en ayant conscience que nous étions tous quatre sur le fil du rasoir. Ne pas laisser la peur, les émotions prendre les rênes, les accueillir et les laisser se fondre dans l’amour. Nous étions accompagnés, entre le ciel et la terre, une porte était ouverte.

Ce qui effraye tant, c’est l’intensité. On ne lutte pas contre un océan en furie. La peur de souffrir, l’urgence de transmuter la douleur en plaçant notre attention dans la sensation physique, rien que là, lever les étiquettes mentales, ne pas qualifier, juste ressentir et être avec cette intensité gigantesque qui est là, dans les reins, dans le ventre, se laisser emporter, ne pas résister. C’est résister qui fait souffrir. Et la douleur apprivoisée se transforme alors en extase. La mère traverse une intiation majeure, le père aussi. D’instinct, il protège, il s’offre à sa compagne, tel un rocher sur lequel s’appuyer. Il affronte avec elle ses démons intérieurs, sa fureur contre des générations d’hommes qui ont asservi et privé les femmes de leur puissance créatrice, et les ont condamnées à enfanter dans la douleur depuis si longtemps que c’est passé pour une vérité dans la conscience collective. 

La colère ancestrale des femmes, castrées de leur puissance instinctive, réduites à une forme d’esclavage sexuel est contactée au passage, car toute femme doit l’affronter un jour ou l’autre pour s’en libérer, pardonner et retrouver la puissante déesse qu’elle est. Coupée de ses instincts naturels, elle s’en remet à son mental, bien incapable de gérer une telle situation et c’est la panique à bord… 

La malédiction du « Tu enfanteras dans la douleur » n’aurait-elle pas été inventée par les hommes pour justifier leur propre incapacité à aimer les femmes dans leur puissance créatrice divine et donc leur propre féminité à eux ? Et toute femme qui enfante rencontre ces démons générés par la peur, l’égoïsme masculin et son propre déni de sa divinité. Pas étonnant que le système patriarcal se soit approprié le droit de contrôler les naissances ! 

Quand la petite tête chevelue apparaît, une dernière vague amène ce petit corps dans l’eau jusqu’au rivage. Tremblants, émerveillés, nous contemplons ce miracle de la Vie… gratitude infinie… ouf ! ils ont traversé, ensemble, sains et saufs… instant de grâce où tout s’efface, ne demeure que la Joie d’être en vie, rires et larmes mêlés.

Unité retrouvée…

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Partage du dimanche

Avec quelques ami(e)s, nous nous retrouvons parfois et nous exerçons à « voir », à laisser s’exprimer notre vision intérieure. Voici un extrait de la dernière séance. Rien n’est à prendre comme une vérité absolue, c’est un exercice ! Je suis juste heureuse de partager ces informations avec toi, avec vous, et encore une fois, cela confirme qu’on ne voit bien qu’avec le cœur. Tout est vivant !

Christelle : Ce que je vois c’est un grand, grand cristal, énorme. Un cristal transparent posé au milieu, au milieu de nulle part. Je vois pas ce qu’il y a autour. Un peu comme un brouillard autour, de la fumée, comme un brouillard. C’est en fait, je dirais, un plan, quelque chose qui est en connexion avec les cristaux physiques, mais c’est plus un lieu de rendez-vous, le lieu d’où sont originaires les êtres qui habitent les corps de cristal. Ce qu’on voit, leur corps physique, c’est comme une enveloppe, de la même manière que nous habitons des corps physiques, mais eux, ont aussi la capacité de changer, pas obligés de rester tout le temps dans cette enveloppe. Mais, là où ils peuvent se retrouver, en fait, c’est même mieux que ça, c’est comme un esprit qui peut s’incarner dans différentes facettes. Différentes facettes de cet esprit habitent différents cristaux. Ils peuvent choisir de les habiter un temps, et ils peuvent aussi en changer, c’est beaucoup plus souple que chez nous, en fait. Chez nous, quand l’âme s’incarne, c’est pour une durée de temps, on ne peut pas changer de corps comme ça aussi facilement. Ce que je perçois aussi, c’est un peu comme un gros ordinateur, c’est l’image qui me vient, qui peut centraliser plein une énorme banque de données. C’est pour ça qu’ils peuvent communiquer aussi aisément entre eux, en fait, c’est un seul esprit qui les anime. C’est pas 36 esprits, c’est un esprit, c’est l’esprit qui a cette fonction dans l’univers, qui centralise toutes les informations, c’est pas mental, ils peuvent pas trop expliquer, mais ils stockent. Ils stockent des données et peuvent comprendre les choses de cette manière, en voyant les interactions qu’il y a entre tout. Je demande à voir si on peut avoir accès à ces informations. Il y a une protection de données, il faut un code pour entrer, on a rien inventé avec les ordinateurs. Une super intelligence qui est là disponible, une des sécurités, c’est que ça ne peut servir qu’au plus grand bien. Certains ont essayé, ils ont eu un accès limité. Protection de données. Tout à fait disposés à communiquer ce qui est bon pour nous. Je pressens que pendant la nuit, notamment, on peut se connecter à ça et avoir des informations. Si on a des questions particulières, ils sont tout à fait ouverts à partager leurs secrets, les informations. Si ce n’est pas par simple curiosité.

N. : Si quelque chose peut être dit au sujet des cristaux qui sont dans le corps humain, notamment par rapport au fait d’émaner des énergies…

IMG_3474Chris : Avant même que tu poses la question, c’était déjà répondu. Ce qui m’a été montré c’est qu’à l’intérieur de nos corps à tous, il y a une structure cristalline, et dans chaque cellule, comme s’il y avait un petit cristal qui est en résonance avec ça. Si c’est réveillé, ça communique, et c’est ça qui maintient la cohérence, c’est cette intelligence qui passe dans ces structures pour maintenir la cohésion, la cohérence physique. Et je pressens aussi que ce n’est pas que dans le physique dense, tous nos corps subtils sont reliés aussi, en résonance avec ça.

N. : je perçois aussi que le cristal, comme il est organisé, cohérent, est proche aussi de l’Intelligence, eh bien, c’est par ce biais là que ça maintient l’harmonie, la cohérence. 

Chris : et c’est pour ça, que quand le système devient incohérent, il y a des maladies, cancers, dégénérescence etc. la communication est rompue. Il n’y a plus la cohérence de base.

Ça maintient la structure organisée, ce qui fait qu’un corps humain n’est pas un corps de chat, pas un corps de pierre non plus. Ils sont responsables de l’information, tout ça c’est un système informatique, donc, on me montre la connexion avec les ordinateurs, qui ont aussi des cristaux dans leurs circuits, comme si ça avait été communiqué aux humains, pas un plagiat, mais en s’inspirant de ces structures-là. 

N. : je perçois que c’est comme une première approche pour œuvrer avec les cristaux, mais adaptée à une conscience humaine et industrielle, mais en attendant mieux, parce que cette technologie n’est pas adaptée du tout, en attendant que les humains retrouvent leurs facultés d’œuvrer avec les cristaux, de leur demander d’enregistrer certaines choses, d’apprendre à véritablement œuvrer avec les cristaux dans l’amour. 

Chris : la structure cristalline est ce qu’il y a de plus abouti dans le minéral. En fait, ce qui m’est montré là, c’est que c’est beaucoup plus proche de l’eau que de la pierre. Parce que la pierre, c’est la terre. Là, c’est comme si l’eau était cristallisée, rendue cohérente, en même temps, figée, mais dans la structure subtile, ça reste très fluide, c’est pas figé. Y’a une cohérence, mais dans la fluidité. Ils ne sont pas interchangeables, enfin, comment dire, ce grand esprit qui régit tout ça, peut habiter différentes structures cristallines dans le physique, il peut aussi s’en retirer.

Alors, est-ce qu’il y a quelque choses d’équivalent à la mort ? Non, la structure est là, ils peuvent s’en servir, ça meurt pas, ils peuvent quitter l’enveloppe temporairement, la ré-habiter, c’est libre. Il faut vraiment qu’ils aient beaucoup souffert pour qu’ils s’en servent plus, de ceux-là, comme s’ils étaient plus bons.

Alors, là, ils me montrent aussi une grande caverne remplie de cristaux, des quartz, magnifiques, on dirait des géodes géantes, gigantesques. 

N. : on me montre, comme s’ils pouvaient s’ouvrir, et qu’on pouvait entrer et être en contact avec tous les êtres qui sont à l’intérieur. Comme si la pierre pouvait se mouvoir et s’ouvrir ou se fermer, comme dans la caverne d’Ali Baba. 

Chris : Il faut un sésame, un code d’accès. C’est tout un monde. Gardiens d’intégrité. C’est pour ça que beaucoup se sont révélés et que ça entre dans le quotidien des gens. Pendant longtemps, c’est resté au creux de la Terre, protégé. C’est comme si le fait qu’ils soient présents parmi nous, ça nous ré-informait. C’est à double sens, pas à sens unique, ils ont aussi besoin des humains, de la conscience humaine, pour grandir, pour échanger, parce que, comme toute information, si elle ne circule pas, c’est mort. C’est beau, hein ?

A. : j’ai demandé à partager, dans la continuité de ce que tu dis, un petit cadeau que m’ont fait les pierres il y a pas longtemps. C’est comme si elle m’avait fait faire un voyage, pas une vision. En fait, ce qui s’est passé : à la maison, il y a une aragonite, avec des pointes, un peu beige, et tiens, je sens de rentrer en lien avec elle, je l’avais jamais encore connectée, cette pierre. Et donc, je la prends dans ma main, et j’essaie d’entrer en communication avec elle. Elle me dit : on peut être présentes dans ce qu’on est. Je dis ok. On reste comme ça, et je vois simplement l’être qu’elle est, elle se révèle dans sa présence, dans l’être. Et là, je dis waouh, quel bel être est dans mes mains ! Avec les humains, on se dit nos noms et on a l’impression de se connaître… je me dis que si on faisait connaissance comme ça avec les gens, je les connaîtrais tellement plus que par rapport à ce qu’ils ont vécu, leurs croyances etc. c’était vraiment beau et je sentais que ça me mettait dans une dimension de respect et de confiance pour la pierre, pour l’être. Après, je ferme les yeux et je reste comme ça, et j’ai des images, des sensations, sous la terre, des stalagtites, tout ce monde en profondeur qui est présent, dans le silence, et j’ai l’impression de sentir la fraîcheur qui est présente dans ces endroits et après on sort, et après on se retrouve dans la forêt, les pierres, une légère mousse, qui s’est déposée sur elles, et après, je me retrouve sur la plage avec les galets, et je sentais les galets sous mes pieds et l’eau de la mer et les galets qui eux, sont très polis et froids en même temps, et je me dis, mais oui, les pierres aussi, puis dans une grotte, avec des humains qui prenaient des pierres, avec des outils pour les enlever, et tout ça dans un non-jugement, et puis après, je voyais ces mêmes pierres à Cristalain, qui se retrouvaient dans la boutique, et puis y’en a un qui passe et voilà… après, je voyais une pierre qui était taillée très très finement pour faire un bijou, une boucle d’oreille, la pierre complètement chamboulée parce qu’elle était taillée, mais pas dans le jugement, c’est bien, c’est mal, juste un constat, et puis après la pierre se retrouve sur une boucle d’oreille, mise par une dame, qui fait tomber sa boucle d’oreille, elle se retrouve par terre, dans la rue, quelqu’un marche dessus, et tout ça, c’est balayé. J’avais l’image de toutes ces pierres partout dans le monde, tiens, les pierres qui sont arrivées chez nous, on leur parle et comme si, pour elles, il y avait comme une voie possible, comme, tiens, on peut être entendues, l’image de N., qui leur fait des bisous, envie de jouer, et qu’elles se sentent plus entendues, tiens, une ouverture. Tout le voyage s’est passé comme ça, et on me montrait que c’était vraiment des êtres, je pouvais pas dire « c’est ma pierre, c’est ta pierre ». Ça m’a ramenée dans un espace, tellement fort, de respect de la vie, je voyais la plante qu’on m’a offerte, je pouvais pas dire : c’est ma plante qu’on a ramenée du magasin. Ça changeait vraiment tout et j’avais envie de vous partager ce voyage. Et après, ça me ramenait à l’humilité, je voyais : ben oui, je connaissais pas les pierres, au magasin, je les trouvais belles, mais je ne les connaissais pas, par rapport à cette présence, à cette profondeur. Ce « quelque chose », d’avoir conscience qu’elles viennent d’un lieu en pleine nature et elles se retrouvent chez nous. Tout le chemin que la pierre fait, et il y en a plein dehors, on peut simplement en prendre conscience et après, j’étais tellement connectée à une profondeur au fin fond de ma propre grotte intérieure. 

Je trouve que c’est une belle histoire à raconter.

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SOLSTICE DIVERS

Il est là, par terre, devant le magasin « Arcadie », produits bio. Un chien blanc crème et un autre noir, plus grand à ses côtés, avec leur gamelle de croquettes et de l’eau, sur une vieille couverture. Il lit. Un vieux livre de poche jauni. Sur un bout de carton posé devant lui  : « À manger svp, du travail, merci. » Je pose les courses sur la banquette arrière. Je me sens émue, au bord des larmes. Tant de misère, alors que juste à côté, les rayons croulent sous les marchandises. C’est l’histoire du  poisson qui meurt à deux centimètres de l’océan… Bon, je peux pas l’ignorer. Je regarde dans mon porte-monnaie, deux billets de dix euros tout neufs. Ok, il y en a un pour lui. Je m’approche. M’accroupis devant lui. 

-« Bonjour » Il lève la tête, son regard bleu ciel rencontre le mien. 

-« Bonjour ». Il a l’air un peu étonné, d’habitude, les gens mettent juste une pièce dans la timbale, sans rien dire. 

-« De quoi avez-vous besoin ? » 

-« Besoin ? »

Ma question l’étonne, peut-être ne comprend-il pas ? Je passe à l’anglais. 

-« What do you need ? »

Il ouvre les bras, comme pour dire « Ben, tu vois, j’ai rien ! » Dans son regard, je lis : aime-moi, maman ! Je lui souris.

-« Some money ? » 

Sourire. Je lui glisse le billet dans la main. Il a l’air surpris et heureux. 

-« Merci »

-« Be happy ! » (Mais qu’est-ce qui me prend de lui dire ça ?)

-« Not in this world, with such a government. »

-« So, maybe in a better world. »

-« Yes, perhaps. »

Le chien noir « Negro » vient me caresser. Un instant partagé, parfait.

-« You have two beautiful companions. We can be happy anywhere, you see. »

Sur ce, je remonte dans la R5 hors d’âge (vintage, dirait ma fille) qui me tient lieu de véhicule. Je fais une pause, je me sens heureuse, légère. Yes ! J’ai permis à la vie de circuler et je me sens meilleure, tout à coup ! Grâce à ce frère placé sur mon chemin, reflet de mon propre SDF et clochpif intérieur. 10€ la consult, c’est donné. On s’est soignés mutuellement. Je ne possède pas plus que lui, et pourtant, je ne manque de rien. J’ai juste vu en lui le reflet de ce qui en moi se croit abandonné de Dieu, ce qui a oublié qu’il est le fils de la Vie, infinie et surabondante. Il l’a tellement oublié qu’il mendie les miettes que les autres veulent bien lui laisser. Se croit-il donc si indigne ? Qu’a-t-il fait pour se punir ainsi, de quoi se croit-il coupable ? Comment je me coupe de l’infinie prodigalité de la Vie ?

Comment, par quel tour de passe-passe pouvons-nous croire un instant que nous sommes moins que ce que nous sommes, c’est-à-dire la totalité de la Vie ?

Amnésie ou hypnose collective ? Les deux…

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