ÉPHÉMÉRIDE

En cadeau, j’ai reçu un calendrier… plus précisément, un éphéméride. Comme son nom l’indique, il est éphémère et ne dure qu’une année, après on jette les pages et on les remplace par des neuves. Et chaque 1er Janvier, c’est le même refrain repris en chœur : l’espoir que l’année à venir soit meilleure que la précédente, avec tout un lot de vœux, de promesses, d’espoirs et de résolutions vains et illusoires. Et si cela reposait sur un mensonge ? Mensonge auquel nous participons tous joyeusement en nous rendant complices de cette falsification collective, car à l’évidence, il n’existe rien de tel qu’une « nouvelle année ». Si je mets le mental sur pause un instant, je vois bien que le temps est juste un concept et qu’il n’a aucune réalité tangible. Ce que je ressens, c’est un flux continu, quelque chose d’éternel qui n’a ni début ni fin. Rien qui ressemble à des tranches régulières découpées l’une après l’autre comme dans un saucisson, en tout cas.

Et pourquoi le 1er janvier ? Le choix de faire démarrer à cette date précise un nouveau cycle de la Terre autour du Soleil n’est pas anodin. Il ne correspond à rien de réel dans le rythme naturel des saisons. Il serait plutôt logique que ce cycle « débute » au printemps quand la Nature s’éveille de son long sommeil hivernal (dans l’hémisphère Nord) soit aux alentours du 1er Avril, comme avant l’adoption du calendrier grégorien, articulé autour des commémorations chrétiennes.

Alors, comment concilier ces aspects contradictoires ? Comment vivre avec un pied dans cette fausse réalité concoctée dans le but de maintenir l’humanité dans l’ignorance de sa véritable nature, tout en étant conscients que seule l’éternité existe ?

Suis-je prisonnière du temps et condamnée à en subir les outrages ? Mon identité dépend-elle de lui ? Poser la question, c’est déjà entrevoir la réponse. Bien sûr que non ! Puisque je peux constater un début et une fin, un déroulement des événements qui semblent se produire, j’en suis libre.

Qu’est-ce que le temps ? Un concept pratique, une fiction, rien d’autre, il n’a pas le pouvoir de nous enchaîner, sauf si nous voulons bien. Ce que nous sommes est au-delà du temps.

(crédit photo : Auriane, lagon australien)

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