Inspiration du jour

C’est quoi, un corps humain ?

– Un assemblage de pièces qu’on change quand elles sont usées

– Et qu’on jette quand il est foutu

– Un truc qui sert à des tas de trucs et quand il sert plus à rien, on le fout à la poubelle ou on le crame, au choix

Peut-être… selon certains.

C’est pas comme ça que je le vis, ce corps qui est le mien. Depuis cette nuit de février, si froide, sous la neige, où il est sorti d’un ventre chaud, il me colle à la peau, il ne m’a pas quittée d’une semelle. Et pour cause : c’est moi, en plus dense… pratique pour danser ! Une vraie histoire d’amour. Pas toujours rose. Un pas de deux, un pas de trois, un pas de trop et hop ! Par terre…

Pourtant, il est chouette, ce corps : souple, vivant, docile. Sauf que parfois, je fais comme s’il n’existait pas, je vis là-haut, dans le cerveau, il y fait chaud, loin du monde et de ses tourments. J’écoute pas ses sms ni ses textos, encore moins ses messages cryptés, d’ailleurs j’en ai rien à cirer, il me fait chier, à toujours réclamer mon attention à coups de colères, de crises de larmes et de bobos divers. Fait chier, d’être humain. Juste un esprit, c’est tellement plus cool. On fait tout ce qu’on veut, instantanément, aller à l’autre bout de l’espace, fuir cette boule qui flotte dans le vide, retourner à la maison… se la couler douce, enfin !

En véritable ami, il me rappelle à l’ordre, il se fait du souci pour moi. C’est un deal entre nous : je prends soin de lui et lui de moi.

C’est très curieux, notre relation : je l’ai créé et pourtant, sans lui, je ne suis rien, dans cette dimension terrienne. Co-dépendance ? Ou co-création ? Là, comme je le négligeais depuis quelque temps, il s’est rappelé à mon bon souvenir en m’envoyant quelques douleurs bien senties et j’ai appris à décrypter ses messages. Parce que je sentais bien qu’il allait insister si je ne répondais pas et j’aime pas « avoir mal ». Et j’ai compris que les bobos étaient juste sa façon à lui de me dire : attention ! Tu fais fausse route, tu sors de ton chemin, tu fais la sourde oreille, tu fais comme si tu ne voyais rien, et ça se manifeste, puisque tout être humain a ce talent : créer. S’il ne suit pas le fil de sa vie, ses élans, il se met à survivre et les maladies sont juste l’expression de cette peur de vivre. Son talent de créateur nié, ça se transforme en maladies. Je lui ai demandé ce qu’il aimerait que je fasse et il m’a répondu. Chaque matin, chaque soir et à d’autres moments aussi, je pose mes mains sur toutes ses roues d’énergie pour les nourrir, les aimer, leur dire que je suis là pour lui, que quel que soit son aspect, il m’est précieux et qu’ensemble, nous avons encore un bout de chemin à faire sur cette planète bleue. Entre nous, c’est un partenariat et je suis infiniment reconnaissante à mon corps de sa patience et de sa sagesse. C’est une parcelle de la Terre, cette grande dame qui lui a prêté vie et substance.

UNE VRAIE MERVEILLE, CE CORPS HUMAIN !

(les écureuils et les chats, c’est pas mal non plus)

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