Une séance de rêve éveillé libre

Publiée avec l’accord du rêveur, cette séance me semble illustrer clairement la dynamique à l’œuvre dans le rêve éveillé libre, sa simplicité et son efficacité.

Descente aux enfers, impressions néonatales

Là, je me retrouve dans un souterrain. C’est sombre, j’ai froid, y’a une solitude terrible, abandonné de tous, mis au rebus, on veut se débarrasser de moi, parce que je gêne, je suis pas conforme, je suis pas ce qu’on attendait. Déception. Je voudrais disparaître. J’ai pas ma place. Je vais mourir, comme ça j’embêterai plus personne, je sers à rien (long silence) 

C’est là, une douleur à droite dans le cou, dans les cervicales, près du crâne. Une odeur aussi, une odeur de mort, odeur de sang. Ce serait bien que je disparaisse, ça arrangerait tout le monde. Je m’excuse d’exister. J’ai pris la place de quelqu’un, j’ai pas le droit d’être là, c’est pas moi qu’on attendait. Qu’est-ce que je fais là ? (émotion, sanglots) C’est pas chez moi ici, je veux m’en aller… je veux partir… (respiration haletante, nez qui se débouche, bâillement, soupirs) – impression de suffoquer. 15 mn. Pause.

Délivrance

Je suis toujours dans… sous terre. Je suis assis, dans ce qui me semble une grotte. Ce coup-là, c’est un peu plus clair, comme une lumière diffuse. Y’a de la lumière qui vient d’en-haut, y’a un trou, très haut, et je me demande ce que je fous là, j’ai l’impression d’avoir été jeté aux oubliettes (silence).

Je voudrais sortir de là, (soupir) je suis coincé là-dedans. Je réfléchis à des moyens de sortir, je ne vois pas d’issues… 

C’est un truc bizarre, plus je regarde cette lumière qui vient d’en-haut, plus le sol monte sous moi, comme s’il y avait un ascenseur. Là je me retrouve à la surface sans avoir rien fait, juste regardé vers le haut, juste regardé vers la lumière. C’était comme si quelque chose m’avait empêché de regarder vers le haut, comme si c’était coincé, là, à droite, dans les cervicales. Comme si c’était coincé. 

Et je me rends compte que toute cette angoisse, c’était juste une impression, une incompréhension, et j’en ai déduit plein de choses fausses. Et tout ça, en pleine lumière, ça n’a aucune consistance, c’est que des ombres qui s’agitent dans un bocal. Comme si une main invisible m’avait maintenu la tête dans les ténèbres et m’avait forcé à rester là-dedans, coupé du ciel, coupé de la lumière et c’était une telle douleur que je voulais juste mourir pour retrouver la lumière, c’était insupportable. Un cauchemar dont on ne voit pas la fin. (Grand soupir de soulagement) C’est fini ! Je peux respirer. 11 mn

Passage de l’angoisse de la dépression à la lumière, de la lourdeur à la légèreté (en anglais, c’est le même mot qui désigne les deux : LIGHT), de la douleur à la joie de vivre. En 26 minutes chrono…

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