LIBERTÉ CHÉRIE

La question est : Veux-tu être libre ? 

En d’autres termes : Es-tu prêt à quitter la prison où tu t’es laissé enfermer ?

Alors, il te suffit de voir à quelles pensées tu t’es enchaîné et tu seras libre de leur emprise.

Les plus puissantes sont celles qui créent une identité :

Je suis un homme, je suis une femme, je suis jeune, vieux, invalide, malade, suicidaire, cyclothymique, paranoïaque, boulimique, anorexique, schizophrène, agoraphobe, sociopathe, je suis victime des autres…

Et celles qui nient ce que je suis ou me rendent inapte :

Personne ne m’aime, je n’ai pas d’amis, je ne suis pas aimé, je ne suis pas capable de…, je n’y arriverai jamais, je n’ai jamais eu de chance, je n’aurais pas dû prendre cette substance, je n’aurais pas dû les écouter, je ne sais pas quoi faire…

Toutes ces phrases invalident et empêchent la pleine expérience de la vie, en enfermant celui qui y croit dans une fausse identité. Tant qu’elles ne sont pas vues pour ce qu’elles sont : de simples pensées, nous allons reproduire les mêmes schémas, encore et encore. Car elles ne sont pas désamorcées et continuent donc à obéir à la même logique et parce que, comme toutes choses vivantes, elles ne veulent pas disparaître. Comme dans des ormières, elles nous font trébucher et perpétuer notre souffrance, dont elles se nourrissent. 

Être libre, c’est être libre des pensées. Je suis, hors de toute pensée.

Toute souffrance naît d’une faiblesse, d’une soumission à une pensée limitante, voire invalidante, d’une identification à une croyance erronée. 

À l’instant même où nous nous sentons enclin à croire ce qu’elles racontent, il est encore temps de dire NON et d’affirmer notre souveraineté et c’est possible à tout moment, car nous sommes les créateurs de notre réalité. Nous pouvons choisir ce que nous voulons vivre. Nous ne sommes pas esclave des pensées qui nous traversent ou nous harcèlent. Nous pouvons les laisser passer sans les retenir. Il suffit de se poser la question : est-ce vrai pour moi, maintenant ? Est-ce que ça me fait du bien de penser ça ? Seule, la détermination permet de rester fidèle à soi-même. Pour cela, il peut être utile de demander à s’ouvrir pour recevoir toute l’aide nécessaire, la force, le courage, la lumière et l’amour pour sortir de leur emprise et ne plus être une victime consentante.

En fait, la victime se sent coupable de n’avoir pas dit NON, elle a honte de s’être laissée berner par de belles promesses ou de ne pas avoir écouté sa petite voix intérieure. Elle a honte et s’enferme dans la culpabilité. Tant qu’elle ne se pardonne pas cet instant de faiblesse, elle reproduit le schéma du trio infernal victime-bourreau-sauveur, en elle et aussi avec les personnes qui l’entourent.

La seule façon d’y échapper, c’est de reconnaître sa souffrance et d’accepter son « erreur », de se donner une chance de changer en se faisant aider, si nécessaire. Sinon, à la longue, à force de tourner en boucle, les pensées nous font tourner bourrique et nous font croire qu’elles sont nous. Cela devient une « maladie mentale ». Au Moyen-Âge, cela s’appelait une « possession » et on avait recours à un prêtre pour exorciser, faire sortir, les démons qui avaient pris possession du corps et de l’esprit des personnes atteintes. Parmi les miracles attribués à Jésus, il est dit qu’il chassait les démons (à mon avis, ils fondaient plutôt dans son amour). Qu’est-ce qu’un démon, sinon une forme-pensée qui se nourrit de l’énergie des gens et profite de leur faiblesse pour vivre à leurs dépens. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible et relativement facile de s’en libérer.

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