La Mouche

Poème de William Blake, visionnaire anglais qui disait «  if the doors of perception were cleansed everything would appear to man as it is, infinite » « Si les fenêtres de la perception étaient nettoyées, toutes choses apparaîtraient à l’homme telles qu’elles sont : infinies. »

La Mouche

Petite mouche,

Vous qui jouez tous les étés,

Sans considération, ma main

Vous a chassée.

Ne suis-je pourtant pas, comme vous, une mouche ?

N’êtes-vous pas, comme moi, humaine ?

Car je danse, bois et chante

Jusqu’à ce qu’une main aveugle me brise les ailes.

Si la pensée est la vie, la force et le souffle,

Et que la volonté de penser est la mort,

Alors je suis une mouche heureuse

Que je vive ou que je meure.

William Blake

Libre traduction Chrystelle

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maintenant

Les amandiers sont en fleurs, ça bourgeonne de partout et les oiseaux piaillent… le soleil brille et réchauffe la Terre, ça donne envie de sortir de la tanière et de gambader dans la nature.

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Ce que m’inspire le grand débat national

PROPOSITIONS AU GOUVERNEMENT dans le cadre du « grand débat »

L’humanité dans son ensemble vit actuellement une phase de changement, voire de bouleversement intense, similaire à celle d’un accouchement. Notre pays n’y échappe pas, comme en témoignent les diverses manifestations de colère et de lassitude face aux injustices sociales. De ce chaos peut naître une nouvelle conscience, à nous de l’accompagner afin que cette transition soit moins douloureuse. Il s’agit de passer de l’ego au cœur, de la prévalence égoïste liée à la course au pouvoir et à l’argent aux valeurs d’entraide et de solidarité, de bienveillance et d’égalité de chances pour tous. C’est davantage une évolution des mentalités qu’un rafistolage d’un système à bout de souffle qui est nécessaire.

Voici les propositions qui, à mon avis, pourraient faciliter ce passage et réduire les violences :

POLITIQUE :

– Modifier la constitution de manière à ce qu’elle reflète vraiment le peuple français. Pour ce faire organiser dans chaque commune une consultation civique et nommer des représentants compétents et intègres pour l’élaborer.

– Que les élus soient de vrais représentants du peuple et non des technocrates issus de la haute bourgeoisie et inconscients des besoins réels des citoyens. Je propose qu’ils soient nommés par l’ensemble de leurs concitoyens, et non qu’ils se présentent, comme c’est le cas actuellement, ainsi, ce seront leurs qualités de sagesse, d’intégrité et de dévouement au bien commun qui seront des critères de choix et non leur appartenance à une classe dirigeante ou leur passage à l’ENA. Cela limiterait l’accès à des personnalités imbues de pouvoir ou pouvant s’offrir une campagne. Je suggère aussi un test psychologique approfondi pour chaque candidat et une garantie de probité.

FINANCES :

– Un contrôle strict des dépenses de l’état sur les budgets prévisionnels par une commission de sages. La somme de 29000€ de frais de maquillage pour un président vous semble-t-elle justifiée, ainsi que le gardiennage d’une maison secondaire appartenant à sa femme par des fonctionnaires qui seraient bien plus utiles ailleurs ?

– Je suggère de supprimer tous les salaires et avantages réservés aux anciens présidents, ministres etc. et de contrôler le bien-fondé des indemnités et avantages fournis aux parlementaires et sénateurs. Réviser à la baisse les rémunérations de tous les membres du gouvernement.

– Supprimer le budget « armes » et le verser à l’éducation et à la santé, par exemple.

– Rétablir l’impôt sur les grandes fortunes et empêcher la fuite des capitaux. Cesser de prendre aux pauvres pour donner aux riches. Justice et équité. Il y a assez de richesses pour tous.

ÉDUCA TION

– Choix de l’éducation donnée aux enfants. Des méthodes pédagogiques efficaces existent, prendre exemple sur la Finlande. Intégrer l’apprentissage de la communication bienveillante entre enfants, parents et enseignants. Des cantines bio et locales. Des horaires respectueux du rythme biologique des enfants. Apprentissages manuels et écologiques dès le primaire. Vivre ensemble, dans le respect des cultures différentes. Créer une « école de la parentalité » afin d’accompagner les jeunes parents avec la possibilité d’un congé parental jusqu’à 3 ans.

SANTÉ

– Promouvoir la naissance naturelle, à la maison, chaque fois que c’est possible. Accompagner les parents dans ce choix. Cela libère des places à l’hopital et resitue la naissance dans son contexte : un événement naturel et non une maladie.

– Liberté de choix vaccinaux. Cesser de prôner la nécessité des vaccins, leur innocuité n’a jamais été prouvée, notamment dans le cas des vaccins associés, responsables de l’autisme ou de graves séquelles. Agir au cas par cas, et non par obligation, pour alimenter l’industrie pharmaceutique.

– Prévention et éducation à la santé naturelle, ce qui fera faire des économies substantielles à la Sécurité Sociale, à cause de l’abus des médicaments. Par exemple, ma voisine de 95 ans se voit prescrire une liste de 14 médicaments tous plus chers les uns que les autres et elle a subi une série d’opérations parfaitement inutiles.

– Légaliser le cannabis sans THC à usage thérapeutique.
– Pénaliser le tabac et l’alcool et encourager la prévention et l’arrêt. SOCIAL
– Généraliser le Revenu Universel de Base pour tout citoyen né en France.

– Gratuité des produits de première nécessité pour les personnes en précarité, mise à disposition dans chaque commune de logements gratuits financés par un travail associatif des personnes au chômage et de lieux dédiés à la culture de fruits et légumes collectifs, ainsi que des poulaillers.

– Accession à la propriété en réquisitionnant et en recyclant des logements inoccupés.

– Favoriser le lien social intergénérationnel par diverses activités (jardinage, jeux etc.) où les personnes retraitées pourraient partager leur savoir-faire.

– Fêtes multi-culturelles et échanges linguistiques entre les communautés. TRANSPORTS

– Mise à disposition dans chaque commune de véhicules électriques et lignes sécurisées d’auto-stop gratuit qui favorisent le lien social et rompent l’isolement, surtout en zone rurale.

– Supprimer tous les radars. Ils sont totalement inefficaces et ne servent qu’à engraisser certains proches du gouvernement. Investir cet argent dans la prévention et l’éducation aux risques liés à la consommation d’alcool et à la conduite dangereuse. Effectuer un contrôle régulier des conducteurs de plus de 70 ans. Responsabiliser au lieu de réprimer et racketter !

– Utiliser la limitation de vitesse au cas par cas et non de façon généralisée, s’en référer à l’expérience du terrain des usagers et des élus de chaque département. Supprimer le 80km/h abusif et le remplacer par une étude et des travaux visant à corriger la dangerosité de certains sites et tronçons de route.

SÉCURITÉ

– Je propose que les policiers et les gendarmes soient formés à la communication non-violente, au combat genre self-défense et soient désarmés. Les armes létales seront remplacées par des ampoules anesthésiantes, comme pour les animaux. En effet, ils montreront ainsi l’exemple et seront beaucoup moins stressés s’ils ne blessent ni ne tuent leurs compatriotes (voir le taux de suicides important chez eux). Ils pourraient s’occuper de la prévention et de l’éducation par le sport dans les quartiers défavorisés.

– Cesser la soi-disant lutte anti-terroriste, créée de toutes pièces et générant une psychose collective. En quelques années, le nombre d’attentats a dramatiquement augmenté. Plus on lutte contre le mal, plus il se renforce ! C’est une escalade de violence et la seule façon de la stopper, c’est de cesser de la nourrir. Là encore, il est facile avec les réseaux sociaux de détecter les agissements de djihadistes ou groupuscules armés.

– Mettre en place des réseaux de soutien aux adultes et enfants victimes de violences familiales, avec un accueil sécurisé.

Seules, l’écoute et la bienveillance peuvent vaincre la peur et la violence. Et cela commence dès la naissance et l’apprentissage du respect mutuel.

DIVERS

– Supprimer l’heure d’été. Revenir à l’heure légale (GT + 1) pour vivre en accord avec le rythme naturel des saisons.

– Mettre les produits Bio au prix du non-bio. Pour cela, réduire le taux de TVA, le Bio étant considéré comme un produit de luxe taxé à 20%. Favoriser la reconversion des producteurs locaux. Favoriser la qualité au lieu de la quantité.

– Légaliser les graines artisanales, non produites par de grands trusts. Revenir à une plus grande biodiversité.

– Confier aux mères de famille la gestion des communes, elles savent faire cela. – Alléger les charges sociales des entrepreneurs.
– Supprimer le dispositif Linky, qui a prouvé sa nocivité et son inefficacité.

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Un monstre protéiforme

Dans cet univers fictionnel persistant, les rois sont des prédateurs, des illusionnistes passés maîtres dans l’art de duper, de mentir, de régner en soufflant le chaud et le froid en se servant des autres et notamment des enfants. Pendant de longues années, j‘ai vécu sous l’emprise d’êtres au caractère manipulateur et destructeur, reflet extérieur d’une énergie intérieure que j’ignorais alors. Comme beaucoup de victimes de violences psychologiques, j’étais dans la confusion, je ressentais de la honte, de la culpabilité. Terrorisée, j’étais incapable de fuir ou de combattre et pour survivre, je me suis anesthésiée, j’ai oublié. Il m’a fallu vingt années pour oser sortir du déni et enfin mettre des mots sur ce dont j’ai souffert en silence. Cette autoséance m’a aidée à voir clairement ce qui a attiré ce type d’énergie dans ma vie et à me dégager de cette emprise. 

Partie 1 : J’ai l’impression que je suis dans un filet, par terre, avec des mailles toutes noires. Ça s’est resserré, je peux plus bouger. Je suis seule, il fait froid, il fait nuit. J’ai été capturée, prise au piège et je ne sais pas quoi faire pour en sortir. Je pourrais faire craquer ce filet mais c’est solide. Mon corps est parcouru de décharges, comme des décharges électriques. L’impression d’être condamnée à rester là, à crever là [le bruit de la respiration fait comme des vagues à l’océan, long silence, absence 20mn]

Je sais pas comment je suis arrivée là, sensation effrayante de ne pas pouvoir bouger, tétanisée. Si je bouge, ça resserre le filet [silence 40mn]

Je vois un crocodile.

Partie 2 : Y’a des crocodiles, des pierres, surtout un gros crocodile, avec sa gueule énorme, ses dents, ses yeux jaunes vitreux. Il guette sa proie. Là, je reviens sur l’être qui est pris dans un filet noir, plus il bouge, plus ça resserre. Là, il reste tranquille, il bouge plus, il n’y a aucun moyen qu’il s’en sorte [soupir]. Là, je le vois dans l’ensemble, c’est comme un zoom arrière et je vois que c’est juste une toute petite partie de moi qui est emprisonnée là-dedans. Faut faire très attention parce que, dès qu’on s’en approche, ça se resserre. Est-ce que je peux lui donner quelque chose pour qu’il se libère ? Je vois une paire de ciseaux pour couper le filet. Ça me rappelle les ciseaux que j’ai donnés. Donc, avec les ciseaux, il est en train de couper les mailles du filet. Faut qu’il se dépêche, sinon ça repousse au fur et à mesure. Ça marche pas ! En fait, c’est une araignée géante qui a tissé cette toile, ce filet. Faudrait que je tue l’araignée pour pouvoir le délivrer. [Éternuement] OK, là, je suis face à cette araignée géante [éternuement]. Elle a du venin, elle endort ses proies. Comment je vais faire ? Elle dort jamais, en fait. Peut-être qu’avec un aérosol plein d’acide, je pourrais l’atteindre… en fait, j’ai préparé un poulet, un truc qu’elle aime bien, et je mets du poison dedans, ça va la faire mourir, le poison, c’est de l’arsenic, non, c’est un poison inodore, qu’elle ne détecte pas. Elle se dessèche complètement. C’est très difficile de bouger, y’a encore une espèce de léthargie, quelque chose d’étouffant qui empêche de bouger. Très difficile… pénible… et là, je commence à couper le filet. Faut faire très attention parce que le filet est rentré dans la peau. Je commence par un endroit où c’est pas serré. Faut y aller très doucement. Y’a la tête qui sort. C’est comme un fœtus, en fait. Il commence à se déplier.

Y’ a un autre être qui est pris dans une gangue de poisons, pris par le tabac, l’alcool, la drogue. C’est à cause d’un monstre qui le retient prisonnier. Ce monstre ressemble au gros de Starwars, à Jabba, avec un narguilé. Faut que je tue ce monstre. J’ai pas la force. J’ai pas la force [sanglots] je demande de l’aide, parce que j’en peux plus. [sanglots, halètements]. OK, j’essaie de faire quelque chose, je deviens très grande, au-dessus de lui, je lui lance du gaz neutralisant et puis après, avec le poignard je le tue, dans le cœur. Il se dégonfle et après avec le poignard, j’enlève la gangue autour de l’être. C’est pareil, en fait, comme s’il naissait, comme une naissance, j’ai mal dans le bas du dos. Il est tout petit, tout chétif, tout maigre. Ça va.

Faut que je me dépêche, parce qu’il y a encore une autre forme… Elle est ensorcelée, elle continue à vivre comme si tout était normal, en fait, elle est ensorcelée, prisonnière, en ayant l’impression d’être libre. Elle a beau aller au bout du monde, y’a encore quelque chose. Je lui montre quel monstre la retient prisonnière : un monstre d’insensibilité, d’égoïsme, de destruction et de non-amour. Elle est prise dans des fils invisibles. Je lui montre ce qu’elle est, en-dehors de ça : une femme forte, équilibrée, créatrice, libre. Et je l’aide à couper tous les liens nocifs qui la lient à son père et aux hommes. [Halètements] Ah, elle se réveille, elle sort de son sommeil, elle est libre, elle sort de cette matrice, de ce conditionnement, de cette emprise, elle est libre. Oh, ça fait mal (bas du dos). Une énorme lumière, un rayon de lumière dorée qui balaie tout ça, un rayon vert aussi [baillements]. Je demande de l’aide. Je demande de l’aide au Ciel et à la Terre pour guérir de tout ça, pour guérir de cet esclavage, pour oser vivre libre. [35mn]

Symbole du crocodile : Incarnation de Seth, le reflet négatif d’Osiris. La mort et sa soudaineté, l’impitoyable fatalité du destin. Rupture, brutalité. Fantasme de castration. Destruction. Réhabilitation de la combativité, de la force de vie, libérée de l’action castratrice des sentiments de culpabilité. Et cela me fait penser au prénom d’une grand’mère, côté paternel : Odile. Aurait-elle été « croquée » ?

L’araignée : Angoisse métaphysique. Tentation masochiste de s’autodétruire. Narcissisme. Complaisance envers des mécanismes destructeurs. Refoulement de l’anima. Relation dysfonctionnelle aux parents, voire œdipe inversé.

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ÉPHÉMÉRIDE

En cadeau, j’ai reçu un calendrier… plus précisément, un éphéméride. Comme son nom l’indique, il est éphémère et ne dure qu’une année, après on jette les pages et on les remplace par des neuves. Et chaque 1er Janvier, c’est le même refrain repris en chœur : l’espoir que l’année à venir soit meilleure que la précédente, avec tout un lot de vœux, de promesses, d’espoirs et de résolutions vains et illusoires. Et si cela reposait sur un mensonge ? Mensonge auquel nous participons tous joyeusement en nous rendant complices de cette falsification collective, car à l’évidence, il n’existe rien de tel qu’une « nouvelle année ». Si je mets le mental sur pause un instant, je vois bien que le temps est juste un concept et qu’il n’a aucune réalité tangible. Ce que je ressens, c’est un flux continu, quelque chose d’éternel qui n’a ni début ni fin. Rien qui ressemble à des tranches régulières découpées l’une après l’autre comme dans un saucisson, en tout cas.

Et pourquoi le 1er janvier ? Le choix de faire démarrer à cette date précise un nouveau cycle de la Terre autour du Soleil n’est pas anodin. Il ne correspond à rien de réel dans le rythme naturel des saisons. Il serait plutôt logique que ce cycle « débute » au printemps quand la Nature s’éveille de son long sommeil hivernal (dans l’hémisphère Nord) soit aux alentours du 1er Avril, comme avant l’adoption du calendrier grégorien, articulé autour des commémorations chrétiennes.

Alors, comment concilier ces aspects contradictoires ? Comment vivre avec un pied dans cette fausse réalité concoctée dans le but de maintenir l’humanité dans l’ignorance de sa véritable nature, tout en étant conscients que seule l’éternité existe ?

Suis-je prisonnière du temps et condamnée à en subir les outrages ? Mon identité dépend-elle de lui ? Poser la question, c’est déjà entrevoir la réponse. Bien sûr que non ! Puisque je peux constater un début et une fin, un déroulement des événements qui semblent se produire, j’en suis libre.

Qu’est-ce que le temps ? Un concept pratique, une fiction, rien d’autre, il n’a pas le pouvoir de nous enchaîner, sauf si nous voulons bien. Ce que nous sommes est au-delà du temps.

(crédit photo : Auriane, lagon australien)

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« PAROLES DE FEMME INTERDITE »

Je suis heureuse de vous annoncer la parution du dernier livre de Pamela Kribbe que j’ai eu le bonheur de traduire cette année. Sur un plan personnel, ces paroles ont été source de libération de nombreuses mémoires génétiques et cela m’a permis de revisiter des pans entiers de souvenirs enfouis, de les comprendre et d’intégrer leur sens.

Actuellement, il est beaucoup question dans les médias de « libérer la parole des femmes », c’est aussi le propos de cet ouvrage : ôter enfin le baîllon qui musèle et étouffe hommes et femmes depuis des générations et leur rendre toute leur créativité. J’aimerais partager une anecdote avec vous. En tant que traductrice, je participe corps et âme à cette aventure qu’est la gestation d’un livre, aussi j’attendais d’un jour à l’autre l’envoi des exemplaires prévus par l’éditeur. Mais depuis quelques jours, j’avais de la fièvre, une forte bronchite, je n’ai pas entendu le facteur et c’est ma voisine de 90 ans qui a réceptionné le colis pour moi. J’y ai vu un beau symbole de transmission. Et j’ai écouté ce que me dit cette « bronchite » : elle me parle d’une irritation des bronches, d’une colère rentrée, et là, j’ai entendu la colère des êtres qui toute leur vie subissent l’oppression « sans broncher », se taisent et renoncent par peur à vivre vraiment. Quel que soit notre genre, notre âme est bipolaire et ne saurait être réduite à une seule facette. Je suis très heureuse de participer ainsi par l’écriture à cet élan libérateur et à mettre ce bel outil à la disposition de nos lecteurs francophiles. De tout cœur,

Christelle

 

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Inspiration du jour

C’est quoi, un corps humain ?

– Un assemblage de pièces qu’on change quand elles sont usées

– Et qu’on jette quand il est foutu

– Un truc qui sert à des tas de trucs et quand il sert plus à rien, on le fout à la poubelle ou on le crame, au choix

Peut-être… selon certains.

C’est pas comme ça que je le vis, ce corps qui est le mien. Depuis cette nuit de février, si froide, sous la neige, où il est sorti d’un ventre chaud, il me colle à la peau, il ne m’a pas quittée d’une semelle. Et pour cause : c’est moi, en plus dense… pratique pour danser ! Une vraie histoire d’amour. Pas toujours rose. Un pas de deux, un pas de trois, un pas de trop et hop ! Par terre…

Pourtant, il est chouette, ce corps : souple, vivant, docile. Sauf que parfois, je fais comme s’il n’existait pas, je vis là-haut, dans le cerveau, il y fait chaud, loin du monde et de ses tourments. J’écoute pas ses sms ni ses textos, encore moins ses messages cryptés, d’ailleurs j’en ai rien à cirer, il me fait chier, à toujours réclamer mon attention à coups de colères, de crises de larmes et de bobos divers. Fait chier, d’être humain. Juste un esprit, c’est tellement plus cool. On fait tout ce qu’on veut, instantanément, aller à l’autre bout de l’espace, fuir cette boule qui flotte dans le vide, retourner à la maison… se la couler douce, enfin !

En véritable ami, il me rappelle à l’ordre, il se fait du souci pour moi. C’est un deal entre nous : je prends soin de lui et lui de moi.

C’est très curieux, notre relation : je l’ai créé et pourtant, sans lui, je ne suis rien, dans cette dimension terrienne. Co-dépendance ? Ou co-création ? Là, comme je le négligeais depuis quelque temps, il s’est rappelé à mon bon souvenir en m’envoyant quelques douleurs bien senties et j’ai appris à décrypter ses messages. Parce que je sentais bien qu’il allait insister si je ne répondais pas et j’aime pas « avoir mal ». Et j’ai compris que les bobos étaient juste sa façon à lui de me dire : attention ! Tu fais fausse route, tu sors de ton chemin, tu fais la sourde oreille, tu fais comme si tu ne voyais rien, et ça se manifeste, puisque tout être humain a ce talent : créer. S’il ne suit pas le fil de sa vie, ses élans, il se met à survivre et les maladies sont juste l’expression de cette peur de vivre. Son talent de créateur nié, ça se transforme en maladies. Je lui ai demandé ce qu’il aimerait que je fasse et il m’a répondu. Chaque matin, chaque soir et à d’autres moments aussi, je pose mes mains sur toutes ses roues d’énergie pour les nourrir, les aimer, leur dire que je suis là pour lui, que quel que soit son aspect, il m’est précieux et qu’ensemble, nous avons encore un bout de chemin à faire sur cette planète bleue. Entre nous, c’est un partenariat et je suis infiniment reconnaissante à mon corps de sa patience et de sa sagesse. C’est une parcelle de la Terre, cette grande dame qui lui a prêté vie et substance.

UNE VRAIE MERVEILLE, CE CORPS HUMAIN !

(les écureuils et les chats, c’est pas mal non plus)

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VOIR

L’enfant qui se sent abandonné a tendance à chercher l’amour là où il n’est pas, auprès de personnes incapables d’aimer, trop préoccupées d’elles-mêmes ou caractérielles. C’est comme une peur d’être à nouveau privé de cet amour légitime auquel tout enfant humain a droit. Une mauvaise habitude qui devient une tendance masochiste (se priver de ce qu’on aime le plus de peur de souffrir à nouveau).

Et l’enfant devenu adulte continue de se tourner vers ceux et celles qui sont le moins en mesure de l’accueillir et de combler son besoin d’amour, d’échanges vrais, ce qui ouvre la porte à toutes sortes d’abus et de dépendances.

Comment sortir de cet état ?

Déjà le reconnaître en toute sincérité et voir les compensations comme une tentative désespérée de laisser circuler la force vitale, de combler le vide affectif et de calmer le sentiment d’insécurité.

Abuser (consommer exagérément) de la nourriture, de boissons alcoolisées, de drogues, de travail, de sexe, d’exercices physiques etc.) est souvent le signe rendu visible d’un abus, sexuel ou autre, subi dans l’enfance et occulté. J’ai été abusé(e) et donc j’abuse. Je deviens dépendant parce que je n’ai pas pu empêcher cet abus, en raison de mon ignorance, par peur, lâcheté ou convention sociale. J’en éprouve une grande colère, de la honte, de la culpabilité et donc je me punis ainsi, en cherchant à détruire ce qui me fait souffrir.

C’est en fait l’indication que j’ai quelque chose à me pardonner, à accepter comme étant la réalité. J’accepte parce que je n’ai pas pu faire autrement à ce moment-là. C’est ce qui est, la réalité des faits. J’en suis responsable, mais non coupable. Et la réponse la plus intelligente que je puisse faire, c’est de retrouver mon intégrité naturelle. Les symptômes ressentis me montrent le chemin de la guérison. Pardonner, c’est se pardonner d’avoir agi ainsi, voire subi, afin d’être en paix et de retrouver l’unité intérieure. Cesser de se battre contre soi-même, contre sa réalité.

Car il n’y a pas de hasard. Ce qui m’arrive n’est jamais le fruit du hasard. Si j’attire à moi un individu de type « pervers narcissique », manipulateur, menteur et utilisateur, quelle en est la raison ? Qu’ai-je à comprendre dans cette expérience douloureuse ? Est-ce atavique, héréditaire ? Toute épreuve contient en elle le germe d’une guérison, si elle est acceptée et dépassée. Vais-je haïr cet homme pour le mal qu’il a causé et empoisonner ainsi le reste de ma vie ? La haine étant la colère des lâches, vais-je me laisser détruire à petit feu ?

Je ne peux rien pour lui, de toute façon. Ce genre de maladie est incurable, car le pervers rejette toujours sur l’autre sa propre responsabilité, il a toujours raison. C’est en fait un malade qui s’ignore et donc, il ne demande jamais pardon pour le mal qu’il fait subir à son entourage. Il est incapable d’aimer, car il est victime, lui aussi, d’un déficit d’amour parental. Pour survivre, il a développé une stratégie de prédateur. Il ne peut y renoncer sous peine de voir son fragile univers s’effondrer. Donc, il survit en trouvant d’autres victimes pour perpétrer ses abus et se nourrir de leur énergie. À moins d’un miracle ou d’un grand choc, il continue à sévir impunément et à déjouer la justice, à l’abri de sa façade sociale.

Ce que je peux faire, c’est l’identifier et m’en tenir éloigné(e). Me donner tout l’amour dont j’ai besoin, comprendre et guérir mes blessures, être vivant(e), être heureux (se).

La maladie EST toujours une solution, la meilleure que j’ai pu trouver, pour guérir. Je l’accueille donc en amie. Je cesse de voir mes symptômes comme des problèmes auxquels je dois trouver rapidement une solution extérieure, pour m’en débarrasser au plus vite.

Nos expériences, aussi difficiles soient-elles, sont toujours là pour notre bien, car elles nous font évoluer et nous les avons attirées à nous dans ce but.

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Une séance de rêve éveillé libre

Publiée avec l’accord du rêveur, cette séance me semble illustrer clairement la dynamique à l’œuvre dans le rêve éveillé libre, sa simplicité et son efficacité.

Descente aux enfers, impressions néonatales

Là, je me retrouve dans un souterrain. C’est sombre, j’ai froid, y’a une solitude terrible, abandonné de tous, mis au rebus, on veut se débarrasser de moi, parce que je gêne, je suis pas conforme, je suis pas ce qu’on attendait. Déception. Je voudrais disparaître. J’ai pas ma place. Je vais mourir, comme ça j’embêterai plus personne, je sers à rien (long silence) 

C’est là, une douleur à droite dans le cou, dans les cervicales, près du crâne. Une odeur aussi, une odeur de mort, odeur de sang. Ce serait bien que je disparaisse, ça arrangerait tout le monde. Je m’excuse d’exister. J’ai pris la place de quelqu’un, j’ai pas le droit d’être là, c’est pas moi qu’on attendait. Qu’est-ce que je fais là ? (émotion, sanglots) C’est pas chez moi ici, je veux m’en aller… je veux partir… (respiration haletante, nez qui se débouche, bâillement, soupirs) – impression de suffoquer. 15 mn. Pause.

Délivrance

Je suis toujours dans… sous terre. Je suis assis, dans ce qui me semble une grotte. Ce coup-là, c’est un peu plus clair, comme une lumière diffuse. Y’a de la lumière qui vient d’en-haut, y’a un trou, très haut, et je me demande ce que je fous là, j’ai l’impression d’avoir été jeté aux oubliettes (silence).

Je voudrais sortir de là, (soupir) je suis coincé là-dedans. Je réfléchis à des moyens de sortir, je ne vois pas d’issues… 

C’est un truc bizarre, plus je regarde cette lumière qui vient d’en-haut, plus le sol monte sous moi, comme s’il y avait un ascenseur. Là je me retrouve à la surface sans avoir rien fait, juste regardé vers le haut, juste regardé vers la lumière. C’était comme si quelque chose m’avait empêché de regarder vers le haut, comme si c’était coincé, là, à droite, dans les cervicales. Comme si c’était coincé. 

Et je me rends compte que toute cette angoisse, c’était juste une impression, une incompréhension, et j’en ai déduit plein de choses fausses. Et tout ça, en pleine lumière, ça n’a aucune consistance, c’est que des ombres qui s’agitent dans un bocal. Comme si une main invisible m’avait maintenu la tête dans les ténèbres et m’avait forcé à rester là-dedans, coupé du ciel, coupé de la lumière et c’était une telle douleur que je voulais juste mourir pour retrouver la lumière, c’était insupportable. Un cauchemar dont on ne voit pas la fin. (Grand soupir de soulagement) C’est fini ! Je peux respirer. 11 mn

Passage de l’angoisse de la dépression à la lumière, de la lourdeur à la légèreté (en anglais, c’est le même mot qui désigne les deux : LIGHT), de la douleur à la joie de vivre. En 26 minutes chrono…

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PERLE RARE

En découvrant que depuis des années, nous étions prisonniers d’une croyance erronée, le premier mouvement est parfois celui de la colère. Celle de s’être laissé berner. Et d’en vouloir à celui ou celle qui nous montre notre erreur. Ce que nous prenions pour la réalité n’était en fait qu’une pâle imitation, un scénario de feuilleton à la noix auquel nous avons cru. Cruelle désillusion ! D’autant que nous voyons qu’en fait, la porte avait toujours été ouverte et que nous avions à tout moment le choix de nous échapper de cette prison mentale fictive et ainsi, être libre. 

Qu’est-ce qui fait que nous ne le faisons pas ? L’habitude ? La peur de se responsabiliser ? C’est tellement plus facile d’incriminer les autres, la société, les circonstances… que de voir que nous sommes les geôliers de notre propre système de croyances. D’autant que celles-ci ont tendance à s’incruster et que nous finissons par nous identifier à elles. Sommes-nous vraiment prêt à assumer notre liberté ? Voulons-nous vraiment être libre, plus que tout ? Le vrai bonheur est à ce prix : renoncer aux fausses apparences, cesser de se mentir, avoir le courage de reconnaître l’erreur d’interprétation que nous avons faite à un moment où nous avons cru manquer d’amour, ou douté de la bienveillance de la vie.

Ce qui nous attend alors est inestimable, c’est la perle de grand prix, le joyau que rien ne peut altérer, ni les mites, ni la rouille, ni l’usure. Personne ne peut nous la voler et nous ne pouvons pas la perdre puisque c’est ce que nous sommes.

En réalité, nous ne sommes pas « malade ». La vie nous amène à expérimenter temporairement des choses différentes, des situations parfois très éloignées de ce qu’ est notre vraie nature. À tout moment, nous avons la possibilité de revenir à elle.

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