Une séance de rêve éveillé libre

Publiée avec l’accord du rêveur, cette séance me semble illustrer clairement la dynamique à l’œuvre dans le rêve éveillé libre, sa simplicité et son efficacité.

Descente aux enfers, impressions néonatales

Là, je me retrouve dans un souterrain. C’est sombre, j’ai froid, y’a une solitude terrible, abandonné de tous, mis au rebus, on veut se débarrasser de moi, parce que je gêne, je suis pas conforme, je suis pas ce qu’on attendait. Déception. Je voudrais disparaître. J’ai pas ma place. Je vais mourir, comme ça j’embêterai plus personne, je sers à rien (long silence) 

C’est là, une douleur à droite dans le cou, dans les cervicales, près du crâne. Une odeur aussi, une odeur de mort, odeur de sang. Ce serait bien que je disparaisse, ça arrangerait tout le monde. Je m’excuse d’exister. J’ai pris la place de quelqu’un, j’ai pas le droit d’être là, c’est pas moi qu’on attendait. Qu’est-ce que je fais là ? (émotion, sanglots) C’est pas chez moi ici, je veux m’en aller… je veux partir… (respiration haletante, nez qui se débouche, bâillement, soupirs) – impression de suffoquer. 15 mn. Pause.

Délivrance

Je suis toujours dans… sous terre. Je suis assis, dans ce qui me semble une grotte. Ce coup-là, c’est un peu plus clair, comme une lumière diffuse. Y’a de la lumière qui vient d’en-haut, y’a un trou, très haut, et je me demande ce que je fous là, j’ai l’impression d’avoir été jeté aux oubliettes (silence).

Je voudrais sortir de là, (soupir) je suis coincé là-dedans. Je réfléchis à des moyens de sortir, je ne vois pas d’issues… 

C’est un truc bizarre, plus je regarde cette lumière qui vient d’en-haut, plus le sol monte sous moi, comme s’il y avait un ascenseur. Là je me retrouve à la surface sans avoir rien fait, juste regardé vers le haut, juste regardé vers la lumière. C’était comme si quelque chose m’avait empêché de regarder vers le haut, comme si c’était coincé, là, à droite, dans les cervicales. Comme si c’était coincé. 

Et je me rends compte que toute cette angoisse, c’était juste une impression, une incompréhension, et j’en ai déduit plein de choses fausses. Et tout ça, en pleine lumière, ça n’a aucune consistance, c’est que des ombres qui s’agitent dans un bocal. Comme si une main invisible m’avait maintenu la tête dans les ténèbres et m’avait forcé à rester là-dedans, coupé du ciel, coupé de la lumière et c’était une telle douleur que je voulais juste mourir pour retrouver la lumière, c’était insupportable. Un cauchemar dont on ne voit pas la fin. (Grand soupir de soulagement) C’est fini ! Je peux respirer. 11 mn

Passage de l’angoisse de la dépression à la lumière, de la lourdeur à la légèreté (en anglais, c’est le même mot qui désigne les deux : LIGHT), de la douleur à la joie de vivre. En 26 minutes chrono…

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PERLE RARE

En découvrant que depuis des années, nous étions prisonniers d’une croyance erronée, le premier mouvement est parfois celui de la colère. Celle de s’être laissé berner. Et d’en vouloir à celui ou celle qui nous montre notre erreur. Ce que nous prenions pour la réalité n’était en fait qu’une pâle imitation, un scénario de feuilleton à la noix auquel nous avons cru. Cruelle désillusion ! D’autant que nous voyons qu’en fait, la porte avait toujours été ouverte et que nous avions à tout moment le choix de nous échapper de cette prison mentale fictive et ainsi, être libre. 

Qu’est-ce qui fait que nous ne le faisons pas ? L’habitude ? La peur de se responsabiliser ? C’est tellement plus facile d’incriminer les autres, la société, les circonstances… que de voir que nous sommes les geôliers de notre propre système de croyances. D’autant que celles-ci ont tendance à s’incruster et que nous finissons par nous identifier à elles. Sommes-nous vraiment prêt à assumer notre liberté ? Voulons-nous vraiment être libre, plus que tout ? Le vrai bonheur est à ce prix : renoncer aux fausses apparences, cesser de se mentir, avoir le courage de reconnaître l’erreur d’interprétation que nous avons faite à un moment où nous avons cru manquer d’amour, ou douté de la bienveillance de la vie.

Ce qui nous attend alors est inestimable, c’est la perle de grand prix, le joyau que rien ne peut altérer, ni les mites, ni la rouille, ni l’usure. Personne ne peut nous la voler et nous ne pouvons pas la perdre puisque c’est ce que nous sommes.

En réalité, nous ne sommes pas « malade ». La vie nous amène à expérimenter temporairement des choses différentes, des situations parfois très éloignées de ce qu’ est notre vraie nature. À tout moment, nous avons la possibilité de revenir à elle.

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Avertissement

En relisant ce site, j’ai constaté qu’il était truffé d’étranges mots issus du vocabulaire médical, en anglais, reliés à des sites chelous… alors, s’il te plaît, cher lecteur, chère lectrice, ne clique pas !

C’est du piratage… merci de me signaler si j’en ai oubliés au passage. 

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LIBERTÉ CHÉRIE

La question est : Veux-tu être libre ? 

En d’autres termes : Es-tu prêt à quitter la prison où tu t’es laissé enfermer ?

Alors, il te suffit de voir à quelles pensées tu t’es enchaîné et tu seras libre de leur emprise.

Les plus puissantes sont celles qui créent une identité :

Je suis un homme, je suis une femme, je suis jeune, vieux, invalide, malade, suicidaire, cyclothymique, paranoïaque, boulimique, anorexique, schizophrène, agoraphobe, sociopathe, je suis victime des autres…

Et celles qui nient ce que je suis ou me rendent inapte :

Personne ne m’aime, je n’ai pas d’amis, je ne suis pas aimé, je ne suis pas capable de…, je n’y arriverai jamais, je n’ai jamais eu de chance, je n’aurais pas dû prendre cette substance, je n’aurais pas dû les écouter, je ne sais pas quoi faire…

Toutes ces phrases invalident et empêchent la pleine expérience de la vie, en enfermant celui qui y croit dans une fausse identité. Tant qu’elles ne sont pas vues pour ce qu’elles sont : de simples pensées, nous allons reproduire les mêmes schémas, encore et encore. Car elles ne sont pas désamorcées et continuent donc à obéir à la même logique et parce que, comme toutes choses vivantes, elles ne veulent pas disparaître. Comme dans des ormières, elles nous font trébucher et perpétuer notre souffrance, dont elles se nourrissent. 

Être libre, c’est être libre des pensées. Je suis, hors de toute pensée.

Toute souffrance naît d’une faiblesse, d’une soumission à une pensée limitante, voire invalidante, d’une identification à une croyance erronée. 

À l’instant même où nous nous sentons enclin à croire ce qu’elles racontent, il est encore temps de dire NON et d’affirmer notre souveraineté et c’est possible à tout moment, car nous sommes les créateurs de notre réalité. Nous pouvons choisir ce que nous voulons vivre. Nous ne sommes pas esclave des pensées qui nous traversent ou nous harcèlent. Nous pouvons les laisser passer sans les retenir. Il suffit de se poser la question : est-ce vrai pour moi, maintenant ? Est-ce que ça me fait du bien de penser ça ? Seule, la détermination permet de rester fidèle à soi-même. Pour cela, il peut être utile de demander à s’ouvrir pour recevoir toute l’aide nécessaire, la force, le courage, la lumière et l’amour pour sortir de leur emprise et ne plus être une victime consentante.

En fait, la victime se sent coupable de n’avoir pas dit NON, elle a honte de s’être laissée berner par de belles promesses ou de ne pas avoir écouté sa petite voix intérieure. Elle a honte et s’enferme dans la culpabilité. Tant qu’elle ne se pardonne pas cet instant de faiblesse, elle reproduit le schéma du trio infernal victime-bourreau-sauveur, en elle et aussi avec les personnes qui l’entourent.

La seule façon d’y échapper, c’est de reconnaître sa souffrance et d’accepter son « erreur », de se donner une chance de changer en se faisant aider, si nécessaire. Sinon, à la longue, à force de tourner en boucle, les pensées nous font tourner bourrique et nous font croire qu’elles sont nous. Cela devient une « maladie mentale ». Au Moyen-Âge, cela s’appelait une « possession » et on avait recours à un prêtre pour exorciser, faire sortir, les démons qui avaient pris possession du corps et de l’esprit des personnes atteintes. Parmi les miracles attribués à Jésus, il est dit qu’il chassait les démons (à mon avis, ils fondaient plutôt dans son amour). Qu’est-ce qu’un démon, sinon une forme-pensée qui se nourrit de l’énergie des gens et profite de leur faiblesse pour vivre à leurs dépens. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible et relativement facile de s’en libérer.

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SANTÉ !

L’hyperphagie, la boulimie, les régimes yoyo, la plupart des déséquilibres liées à l’alimentation sont dus à un déficit d’assimilation des nutriments et à l’auto-intoxication qui ont pour cause l’accumulation de déchets dans les intestins. Cela rend difficile, voire impossible, l’absorption des nutriments nécessaires à l’organisme, ainsi que la production d’hormones telles que la dopamine, la sérotonine, l’ocytocine et autres acides aminés qui régulent l’humeur.

Ces troubles du comportement, compulsifs, addictifs, obsessionnels ont donc une origine première organique, avant d’être mentale.

Leur aspect compulsif génère un sentiment de honte, d’humiliation, une baisse d’estime de soi, car ils échappent à la volonté et sont incontrôlables. La personne qui en est atteinte se sent sale et honteuse, « nulle ».

Si ce n’est pas traité par un rééquilibrage de l’hygiène intestinale par des lavements, des purges, des séances d’hydrothérapie du colon, des jus frais, une alimentation saine, les symptômes s’aggravent et finissent par devenir chroniques : fatigue, épuisement, crises d’épilepsie, temps de sommeil importants, insomnies, dépression, surpoids, obésité, douleurs articulaires et dorsales, autosabotage, automutilations (piercing, tatouage, scarifications etc.)

Pour mettre un terme à ce processus d’autodestruction, un remède, une solution simple : nettoyer l’intestin, siège de la prolifération des fermentations et empoisonnement du sang par la lymphe.

C’est le premier geste préventif qui a été oublié par notre société surconsommatrice.

Nos grands’mères savaient que lorsqu’un enfant était grognon, qu’ils mangeait sans arrêt des sucreries, c’est qu’il avait probablement des vers, et elles lui donnaient du « vermifuge Lune » qui avait l’apparence d’une tablette de chocolat. Après une bonne diarrhée, le lendemain, il se portait comme un charme !

Nous avons en fait oublié que pour bien fonctionner, notre précieux corps avait aussi besoin d’éliminer ses déchets toxiques.

La Nature, dans son intelligence, a tout prévu, sauf l’abus de substances impossibles à digérer : sucre raffiné, blé modifié, excès de toutes sortes, produits chimiques. D’où la nécessité de lui donner un coup de pouce de  temps en temps.

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DEBOUT !

IMG_4198Ce matin, il y a le faire-part de décès de quelqu’un que je n’ai pas vu depuis vingt ans. Au mur, une peinture qu’il m’a offerte et qui m’accompagne depuis ce temps. Quelle différence cela fait-il qu’il soit « mort » ou absent du paysage familier ? Aucune. Il était déjà physiquement absent. Le choix nous appartient à chaque instant : pleurer sur une forme qui se conjugue déjà au passé ou se réjouir de l’Être présent, éternel. Par quel sortilège le genre humain subit-il cette amnésie ? Comment une goutte d’eau peut-elle à ce point oublier et se croire différente de l’immensité d’où elle est issue ? J’ai envie de lui dire : Souviens-toi ! Que s’est-il passé pour que tu oublies d’où tu viens, qui tu es, et que tu te croies perdue si loin de ta source ? Regarde, ce ne sont que des pensées qui te tourmentent, t’emprisonnent et te voilent ta vraie nature. Cesse de les croire et tu seras libre ! Les formes changent, l’Être demeure. Retrouve ta dignité, ton intégrité, ton entièreté. Comment peux-tu sombrer dans le néant de la haine, te détester au point de maltraiter ton corps ? Toi qui est Amour, né de l’amour ? Tu n’es pas un pauvre pécheur, tu es un dieu vivant, une déesse vivante. Tu es présence, joie et conscience incarnées. Ce corps que tu maltraites est innocent, c’est ton essence densifiée et il est comme elle, une étincelle de joie pure. Retrouve ta vraie condition, celle d’un être libre et illimité, capable d’insuffler un nouvel élan à ce monde.

Que le dormeur s’éveille ! Réveille-toi, mon frère, réveille-toi ma sœur, tu as assez dormi. Le temps est venu de retrouver ta dignité d’être libre et conscient.

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DÉCODAGE

Il arrive souvent que les enfants reproduisent à leur insu les schémas comportementaux de leurs parents. Ils s’imprègnent de l’atmosphère familiale et en grandissant, anesthetist leur ego adopte les stratégies parentales. Il s’agit du fameux triangle victime-bourreau-sauveur, où chacun joue un rôle selon ses dispositions et alterne selon les circonstances. D’où l’intérêt de décoder les comportements pathologiques afin de se libérer de ces bagages encombrants, lorsque nous sommes dans une démarche d’authenticité, de retour à soi. Dans l’ouverture de conscience, il est aisé de voir ces jeux de rôles (pas drôles) et de les inclure dans l’amour que nous sommes et qui seul peut les dissoudre. Comment la victime a-t-elle attiré à elle ce tortionnaire ? Dans quelle faille d’estime de soi est-il entré ? Peut-être croit-elle que son amour va le sauver ? Elle nourrit le secret espoir qu’il va changer alors qu’elle est en perdition. Face à un tel degré de perversité, le seul réflexe de survie est de se sauver, de mettre de la distance. Si l’on considère que toutes ces tendances sont en nous, et qu’elles se manifestent à l’extérieur tant que nous ne les avons pas accueillies, cela change la donne et permet la guérison. Sous un masque, il y a toujours une blessure cachée. Sous celui de l’abuseur, une frustration qui le pousse à s’approprier tout ce qu’il touche et sous celui de l’abusé(e), une culpabilité, un sentiment d’impuissance ou d’insuffisance. Celui qui abuse se vit intérieurement comme un abusé, ce qui rend ses abus légitimes, tandis que celui qui est abusé se vit comme un abuseur et donc trouve normal d’être victime d’abus. Ils s’attirent mutuellement et jouent cette tragi-comédie. J’ai traduit pour une amie cet article publié dans une revue psychologique anglophone, dont j’ai perdu la référence. Il m’a semblé intéressant de le partager aujourd’hui.

À quoi reconnaît-on un comportement narcissique ou  sociopathe ?

Le terme « narcissique » vient de Narcisse, né d’un viol et incapable d’aimer, car il a une très mauvaise image de lui-même et veut toujours être le meilleur. C’est un prédateur social dont les proies favorites sont des gens empathiques, gentils ou fragilisés, handicapés. Il est incapable d’aimer car il ne s’aime pas. Il use de son charme et  vous manipule pour obtenir ce qu’il veut. Pour parvenir à ses fins, il est capable de modifier sa personnalité en devenant exactement la personne qu’il pense que vous voulez qu’il soit (caméléon). Quand il n’a plus besoin de vous ou a repéré une proie plus intéressante, ou encore s’il se sent démasqué, il tente de vous rendre dingue et vous fait douter de vous. Ce sont majoritairement des hommes. Voici quelques signes permettant de détecter si l’on a à faire à ce genre de manipulateur capable de vous détruire psychologiquement. Mieux vaut prévenir que guérir…

1) Il vous interrompt constamment.

2) Il vous traite de fou (folle) ou vous dévalorise en privé et/ou en public. C’est une forme subtile d’abus émotionnel et psychologique. Une sorte de provocation. En anglais « Gaslighting » https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaslighting qui vise à semer le doute chez sa victime, créer de l’anxiété ou déstabiliser. Si soudain en sa présence vous doutez de votre santé mentale, alors que ce n’est généralement pas le cas, vous avez probablement affaire à cette technique de manipulation.

3) Il se désintéresse de ce que vous dites dès que vous parlez de vous. Son regard devient absent. Vous l’écoutez pendant des heures mais il fuit quand vous avez besoin d’un ami.

4) Il a beaucoup d’amis sur facebook et se montre sous son meilleur jour, il n’y a que de belles photos de lui, car il veut donner de lui une image idéalisée.

5) Ce n’est jamais de sa faute.

6) Il ne supporte pas les critiques.

7) Il a toujours besoin de compliments et évite les conflits.

8) Il donne son avis sans qu’on lui demande, et donne l’impression de toujours savoir mieux que vous ce qui vous convient.

9) Il ne supporte pas d’être dans une file d’attente et veut tout tout de suite, c’est un VIP !

10) Il est mauvais joueur. Perdant, ce n’est jamais de sa faute, et gagnant, il se moque des autres.

11) Quand vous réussissez à le quitter, il vous démolit auprès des autres et vous fait passer pour fou (folle).

Quelques phrases typiques :

1) « Tu passes ton temps à tout analyser », variantes : « Tu cherches la petite bête. », « Tu coupes les cheveux en quatre » ou « Tu fais de la psychologie de comptoir ». Il fait des choses qui vous poussent à bout ou vous font peur. Le but est de vous faire douter de votre intuition, de vous pousser à enquêter sur ce qu’il fait, vous rendre anxieux et finalement de vous reprocher d’avoir peur, afin de vous manipuler. Par exemple, il flirte ouvertement avec une femme, vous soupçonnez une aventure, il vous dit qu’il ne s’est rien passé, que vous faites des histoires, et finalement quelque temps plus tard, vous apprenez qu’il vous a effectivement trompée.

2) « Je déteste les drames, les conflits », alors qu’il n’y a que ça autour de lui. Au début d’une relation, il vous met sur un piédestal, vous couvre de louanges, semble très épris, et comme il se lasse vite, il s’ennuie et cherche à pimenter les choses. C’est un menteur pathologique, un trompeur en série, une éternelle victime qui a l’art de retourner les situations en sa faveur. Il sème la zizanie exprès. Chaque fois que vous lui parlez de vos soucis, de votre frustration, il dit qu’il a horreur des drames et vous fait porter le chapeau pour son horrible comportement, au lieu de se remettre en question.

3) Il est expert dans l’art de souffler le chaud et le froid. Il est adorable, vous fait des compliments, puis vous ignore pendant plusieurs jours et attend votre réaction. Quand vous réagissez, il vous accuse d’être émotif ou dépendant, se moque de vous ou vous critique (en général avec humour ou cynisme). Il vous pousse dans vos limites jusqu’à vous faire sortir de vos gonds. Et là, il utilise la réaction qu’il a suscitée pour vous faire croire que c’est vous qui êtes folle. Bref, en quelques semaines, il a réussi à transformer quelqu’un qui allait bien en une personne inquiète et mal dans sa peau.

4) « Tu as mal compris, ce n’est pas ce que j’ai dit ». Il fait exprès de dire des choses provocantes pour vous. Quand vous réagissez, il se retourne contre vous et vous reproche d’avoir mal compris. Il va même jusqu’à nier avoir dit ou fait quelque chose. C’est du « gaslighting ». Il essaie de vous enfumer, de vous faire douter de votre santé mentale. Il fait ou dit quelque chose puis vous accuse de l’avoir mal interprété, voire nie les faits. En réalité, vous avez parfaitement compris, il essaie juste de vous faire croire le contraire.

5) « Tu es folle/fou, bipolaire, jaloux », ou bien « Tu ne peux plus te passer de moi ». Les injures pleuvent quand la situation se détériore. Selon lui, tous ses ex-partenaires, amis ou collègues sont à ranger dans ces catégories. Les choses se compliquent quand il se remet à fréquenter ces personnes qu’il a diffamées. Il les utilise en fait pour trianguler la relation et semer la confusion, ainsi, il se croit très important. Puis il vous jette dans ce panier de crabes et continue son cycle infernal d’idéalisation/dévalorisation de toute personne qui a le malheur de croiser son chemin.

La seule façon de sortir de cette relation nocive, c’est de rompre tout contact, le rayer de votre carnet d’adresses, de facebook, etc. Car vous pouvez être sûr qu’il fera tout son possible pour vous pourrir la vie. La bonne nouvelle, c’est que s’il vous fait douter de votre intuition à son sujet, c’est parce qu’elle le dérange.

Les psychopathes cherchent à détruire psychologiquement et émotionnellement toute personne susceptible de menacer leur illusion de normalité sociale. Donc, quand ils commencent à jouer mentalement avec vous, c’est en fait comme s’ils reconnaissaient bizarrement, de façon indirecte, que vous avez vu juste dans leurs jeux : il y a effectivement quelque chose qui cloche chez eux. Courage, fuyez !

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LA DANSE D’ÉROS ET DE THANATOS

IMG_4153Dès son premier cri, le petit humain, comme toute créature terrestre, obéit à deux pulsions qui rythment sa vie charnelle : vie et mort. Se maintenir en vie résulte d’un équilibre précaire entre les deux, qui consiste à nourrir l’une et à tenir l’autre éloignée. Tout ce qui est créé est voué à disparaître un jour, à plus ou moins long terme. Le germe de mort y est présent, indissociable, semble-t-il, de l’élan de vie. 

Que nourrissons-nous ? Que choisissons-nous ?

Nous sommes de puissants créateurs, car nous créons notre réalité instant après instant, avec le matériau des pensées auxquelles nous croyons. Nous avons donc, au moins en théorie, la capacité innée de nous libérer de l’emprise de la mort. Est-ce une utopie ?

Et d’abord, sommes-nous « nés » ? Le fait de prendre chair signifie-t-il que nous sortions du néant et nous condamne à y retourner ? Est-il possible de remettre en question ce postulat de base, cette croyance collective ? Est-ce vrai, pouvons-nous en être sûr de façon absolue ?

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai depuis l’enfance la certitude intime que la vie est éternelle, non-née, non-mortelle et que je suis ce souffle de vie qui transcende toute forme créée. Je ne peux pas l’expliquer, c’est ainsi. Cela me porte et me donne la force de traverser toutes les difficultés. La vie plus forte que la mort apparente. Et cependant, comme chacun de nous, je constate que tout change, tout le temps. Comment réconcilier ces deux contradictions ?

Au moment où j’écris ces mots, la forme corporelle nommée « Christelle » se trouve immobilisée, éprouve des douleurs parfois intenses et revisite de lourdes mémoires ancestrales dont elle se libère au passage. Ça évoque la traversée d’un enfer. En fait, cela dépend d’où c’est regardé. J’apprends peu à peu à lâcher toute résistance et ainsi, à ne pas en faire une souffrance (quand le souffle est en errance). Même au cœur de la douleur, il y a de la vie. Quelque chose meurt et passe à un autre état. Sur quoi se porte mon attention ? Sur ce qui meurt ou sur ce qui demeure ? Seul existe l’instant présent – Pure joie –

Danser avec Éros, c’est fastoche !

Danser avec Thanatos, bof, une danse macabre, c’est moche…

Éros & Thanatos, deux faces d’une même pièce, recto-verso. Comment les voir en même temps ? Le secret est là. Tant qu’il y a une préférence, cela emprisonne. L’ombre ne peut détruire, elle sert la Lumière. Elle est une forme que prend la Lumière. Rien ne peut détruire la Vie. La clé est de l’ aimer dans toutes ses formes, aussi invraisemblables soient-elles. L’ombre, Thanatos, nous offre ce défi : affirmer la vie éternelle que nous sommes, au cœur même de nos cellules humaines, animales, végétales, minérales.

Dans le processus de retour à soi, nous traversons une forme de mort psychique. Contraint à ne rien faire, l’ego a très peur de ne plus exister, car son moteur, c’est l’action. Il craint de laisser libre cours à la pulsion de mort et que celle-ci l’emporte. Il se croit victime de tendances suicidaires. Ce que la psychologie classique lui confirme, d’ailleurs. Sans aucun signe de validation de la part de ses semblables, il a l’impression de disparaître, de mourir. Alors qu’en réalité, c’est la Vie qui reprend les rênes. Une fausse identité disparaît, la vraie s’installe. Elle n’a jamais été absente, parce qu’il est impossible de ne pas être, c’était juste une illusion, un oubli momentané. L’enfant est, naturellement, puis les aléas de la vie, l’éducation, la vie sociale lui font oublier sa vraie nature. Un jour, il se réveille et se souvient : Ah oui ! Je suis la conscience qui vit tout cela.  Retour à la maison. L’ancien personnage, les anciennes habitudes, les vieux habits, s’accrochent parfois et ne veulent pas s’en aller. Il y a résistance au changement et donc, souffrance. Quelque chose voudrait revenir en arrière, à ce qui est connu, même si c’est pénible. C’est comme un programme par défaut qui revient tout seul. Tout ce qui est créé tient à la vie. Mieux vaut douceur que violence. Constater cette tendance, la voir pour ce qu’elle est : une tentative de repli face au nouveau. C’est une ruse du personnage pour tenter d’échapper à ce qu’il perçoit comme une mort. Juste ne pas céder au chantage. Rassembler ses forces, et avec douceur et fermeté, aller de l’avant. Demander de l’aide intérieurement pour avoir la force de ne pas retomber dans ses vieilles habitudes, et celle d’accueillir le changement. 

En tant que puissants créateurs, nous avons aussi la capacité de décréer, d’anéantir notre réalité, avec les pensées que nous faisons nôtres. Il y a des pensées de fermeture, qui bouchent notre horizon mental et nous enferment :

– je n’ai pas envie de vivre

– je n’ai pas d’avenir

– j’ai foutu ma vie en l’air

– j’aurais pas dû…

– je n’ arriverai jamais à rien

– c’est impossible, je ne peux pas, je ne suis pas…

Et d’autres, d’ouverture : 

– j’ai foi en la vie, elle ne m’a jamais laissé tomber

– j’ai toutes les ressources nécessaires pour rebondir

– je suis capable de…

– quelles sont les autres possibilités ?

Comme nous pouvons le constater, l’énergie circule différemment, n’est-ce-pas ? La peur, la méfiance ferment.
L’amour, la confiance ouvrent. 

Le fait d’être réduit à l’immobilité peut être vu comme une opportunité précieuse que la vie nous offre, une invitation à faire une pause et à se retrouver au-delà des jeux, au-delà du je fictif et découvrir : « Je suis libre au sein même de cette condition humaine périssable ».

 

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VESTIGES

Face aux séquelles d’un divorce, je constate l’étendue des dégâts collatéraux occasionnés par une séparation familiale mal vécue. Voici comment je perçois cela aujourd’hui :

Comme il est impossible de revenir en arrière, il est dans un premier temps nécessaire d’accepter ce qui a été fait et comment cela a été fait. Chaque parent assume ses actes et sa responsabilité, en toute honnêteté et en conscience, sans accuser l’autre ni le démolir aux yeux des autres. Essayer de comprendre la situation qui a mené à cette décision.

Rassurer les enfants, leur dire qu’ils ne sont pas responsables des actes de leurs parents, et qu’ils ne sont aucunement responsables du fait qu’ils se séparent. Pour protéger l’un des parents, voire les deux, il arrive souvent que les enfants s’accusent de leur séparation, car leur survie est en jeu et un réflexe vital les pousse à se sacrifier pour préserver la cellule familiale, en somatisant. Parfois, l’un des enfants joue ce rôle et se charge du poids de la culpabilité pour permettre aux autres d’aller mieux. Tout sentiment de culpabilité engendre une souffrance qui peut être vue comme le prix à payer pour être aimé, quitte à s’autodétruire.

L’enfant peut commencer à guérir du trauma occasionné par le divorce de ses parents seulement après avoir pu ressentir et exprimer sa colère, sa tristesse, ses regrets, sa peur, et après avoir vu qu’il cherchait à protéger l’un ou les deux parents en se rendant responsable de leur séparation. Il peut alors enfin leur rendre la responsabilité qui leur appartient et se libérer de ce poids inutile.

Les enfants ne sont jamais responsables, et encore moins coupables, des actes de leurs parents.

Ce processus de guérison est similaire lorsqu’il y a séparation d’avec un groupe, surtout s’il s’agit de ce qui est vécu comme une famille « spirituelle ». L’appartenance à ce groupe est tellement forte que celui ou celle qui le quitte culpabilise et prend sur soi toute la responsabilité qui incombe parfois à ses dirigeants, notamment celui qui s’est investi du rôle de « gourou », parent de substitution en quelque sorte, et paré de toutes les vertus. Il importe de voir avec lucidité quelle est la part de responsabilité de chacun dans les difficultés rencontrées.

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AU FOND DU TROU

IMG_3860Voici un exemple de séance de Rêve Éveillé Libre récente, publiée avec l’accord de son auteure. Depuis des années, cette femme portait en elle une profonde blessure invisible qui échappait à tous les traitements. Dépression latente, disaient les médecins, de cause inconnue. Après cette séance libératrice, elle est enfin sortie de son cocon et s’est mise à vivre vraiment. Ce témoignage me touche car il montre les ressources infinies dont nous disposons si nous voulons bien les laisser agir, au lieu de nous débattre et chercher des solutions mentales. L’ego ne peut soigner, et encore moins guérir, l’ego blessé. Seul, notre être profond en est capable. Quand la tête est en panne, le cœur prend le relais. S’asseoir et contempler le désastre. Salutaire dé-pression qui ouvre la porte de la lucidité. À condition de l’accueillir en amie, d’accepter de la suivre et de sombrer avec elle, d’aller dans le sombre, le noir, dépasser la crainte de s’y perdre. Y descendre de son plein gré, sans tenter de coller des panse-ments légaux ou illégaux. Juste sombrer dans la sainte dépression, sachant que c’est la porte d’accès à une dimension de Soi plus vaste. Au besoin, se faire accompagner facilite le processus et rassure. La séance a duré 59 minutes.

 « Je demande à voir ce qui se passe dans toute cette souffrance. J’aimerais retrouver le rire au lieu de souff-rir (soupir) Ah, mon dieu ! J’ai l’impression d’être au fond du trou. Oui, au fond du trou ! À quoi ça sert de vivre ? À quoi ça sert de donner naissance à des enfants pour qu’ils vivent ces horreurs ? À quoi ça sert, tout ça ? Le petit prince qui voulait se faire des amis trouve que des paumés et des toxicos. Mon dieu, c’est quoi ce monde ? Désespoir total. Absence de réalisation. Impression d’avoir échoué ici (comme un bateau échoué sur la grève), sans espoir d’en sortir. Un corps-mort. Un corps qui n’a plus de joie. Un corps à l’abandon. Y’a plus de raison d’être. Douleur aigue du côté droit de l’aine. Un train qui passe. Oui, il est sur des rails, le même trajet, encore et encore. Je suis fatiguée de tout ça, fatiguée de vivre. J’y crois plus. Fatigue. Profondément désespérée. Impression d’être au fond d’un trou et de ne pas pouvoir en sortir, jamais. Tout est au ralenti. Plus rien de vivant -23 mn-( silence) (soupir) (silence). 

Je suis toujours au fond du trou et je sais pas quoi faire pour en sortir. C’est trop haut, je peux pas grimper. Y’a pas de solution. Pourquoi je suis tombée au fond de ce trou ? Je me suis rendue compte un jour que j’étais au fond du trou. Y’a pas d’issue, pas d’aide possible. Y’aurait bien une solution magique : que je prenne une potion et devienne tellement grande que j’arrive à en sortir. Est-ce que je veux vraiment en sortir ? J’aime pas le monde, je préfère rester dans mon trou. J’ai pas d’ami-s. -30 mn-

Je revois des tableaux vus hier. Je suis juste dans une profonde dépression et je vois pas comment je peux en sortir (soupir) -36 mn- (silence)

En fait, je me mets debout et je me rends compte que ce que je suis est infiniment plus grand que ce petit être qui est au fond du trou. C’est un être immense. L’être immense que je suis, tout lumineux, et ce petit être tout noir terré au fond du trou. (respiration haletante) Je revois ce que m’a fait T. sa folie. C’est un malade, ce mec. J’ai été très profondément blessée. Il a jeté sur moi toute sa noirceur, sa haine des femmes, ce noir d’obsidienne -46 mn- Obsession-obsidienne. Matière noire compacte, dure, froide, coupante, comme du charbon. Un fou, un fou, complètement fou. 

-50 mn- Me faire arnaquer, oui, je me suis fait arnaquer, tout le temps, par des hommes. 

Je vois l’être lumineux que je suis, ce grand corps lumineux, immense, marcher, se pencher et attraper la petite forme au fond du trou, la prendre dans ses bras, la soulever. Au fur et à mesure, elle se fond, c’est moins compact, moins dense, elle se déplie, elle se dissout (détente, respiration profonde).

C’est ainsi que le grand être lumineux a digéré cette petite forme noire. Il l’a ramenée à la maison. »

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